La mérule pleureuse (Serpula lacrymans) ce champignon qui envahi votre maison !

On entend parler de plus en plus de la mérule pleureuse au Québec. En effet, le nombre de cas de bâtiments contaminés par ce champignon augmente d’année en année. La mérule a été identifiée dans les années 1940. Elle proviendrait de l’Asie et elle aurait migré en Europe, en Amérique du Nord et du Sud puis en Océanie. Au Québec, des cas ont été répertoriés en Mauricie et Centre-du-Québec, en Outaouais, dans Chaudière-Appalaches et dans le Bas-Saint-Laurent.

Ce champignon est un problème pour les édifices québécois puisqu’il se nourrit de bois humide de type résineux, c’est-à-dire le sapin, l’épinette et le pin. Ce type de bois est grandement utilisé dans le domaine de la construction, ce qui rend toutes les habitations potentiellement susceptibles d’être affectées par la mérule pleureuse. Cependant, il faut des conditions favorables à sa prolifération. Effectivement, elle a besoin de beaucoup d’humidité, de noirceur, d’une température entre 5 et 25 degrés Celsius et de peu de ventilation. Ainsi, on la retrouve surtout dans les édifices qui sont mal entretenus, dans les vides sanitaires, bref dans les lieux où le taux d’humidité est élevé et que la ventilation est réduite.

Ce champignon se nourrit de la cellulose présente dans le bois et provoque la « pourriture sèche » ou aussi appelée « pourriture cubique ». Le bois se dégrade et perd ses propriétés structurelles, ainsi la sécurité de la structure du bâtiment se trouve à être corrompu.

Au départ, la mérule va se retrouver sur du bois dont le taux d’humidité est supérieur à 20 %. Elle aura alors une apparence blanchâtre et grisâtre, cotonneuse, ouateuse ou laineuse. Plus elle va croitre, plus des crêpes gris ou brune vont apparaitre. Ces structures pourront mesurer de 10 à 50 cm. Serpula lacrymans a la capacité de produire des « racines » aussi appelées de rhizomorphes qui peuvent transporter l’eau et les nutriments sur de grandes distances en passant à travers les structures de béton ou à travers les fondations en blocs ou les murs. Ainsi, la mérule (aussi appelé cancer du bâtiment) peut se répandre rapidement dans les endroits qui sont pourtant secs.

 

Afin de limiter sa présence dans votre maison, il est important d’inspecter régulièrement votre vide sanitaire s’il est présent, la fondation, l’entretoit, les fenêtres… Ces inspections devront vérifier la présence d’infiltration d’eau qui favorise l’humidité élevée.

Pour l’instant, l’impact de la mérule est principalement attribué à l’édifice. Aucune étude ou littérature scientifique et médicale ne démontre un impact du champignon sur la santé des occupants. La plupart des symptômes qui ont été éprouvés étaient généralement reliés au fait que de la moisissure peut être présente conjointement à la mérule puisque ces microorganismes vivent dans les mêmes conditions.

Depuis octobre 2018, la Société d’habitation du Québec a développé un Programme d’intervention résidentielle pour la mérule pleureuse afin de fournir une aide aux propriétaires de maison aux prises avec le champignon. Si vous détectez la présence suspecte de cet être vivant, il est important de procéder à des analyses afin de confirmer l’espèce. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’Institut national de santé publique du Québec.

Voici le lien pour la demande d’aide de la Société d’habitation du Québec:

http://www.habitation.gouv.qc.ca/programme/programme/programme_dintervention_residentielle_merule_pleureuse.html

Être en santé au travail, c’est payant pour tous.

On parle souvent de notre maison, mais on oublie que la majorité des gens passent minimum 35 heures au travail. On sous-estime l’importance de la qualité d’air dans notre milieu de travail. Voici les 10 recommandations d’AIRTESTS concernant l’hygiène en milieu intérieur.

L’application de ces règles permet le maintien d’un niveau de salubrité souhaitable/idéal au niveau des bureaux.

1)     Lorsque le système de CVAC (chauffage, ventilation et air conditionné ) fonctionne à l’air pulsé (avec des docks de ventilation),  le système (mécanique et docks) doit faire l’objet d’un nettoyage professionnel au 3-4 ans, maximum 5 ans.

2)     Consulter votre spécialiste en ventilation afin de lui demander le maximum de MERV (mesure d’efficacité des filtres) possible que le système puisse accepter sans endommager le moteur de soufflerie et sans en affecter la performance générale.

3)     Les filtres de fournaise doivent être remplacé de 4 à 6 fois par an selon l’emplacement géographique des bureaux… Par exemple, on retrouve des bureaux en bordure d’autoroute vs au village.

4)     Si les lieux possèdent un échangeur d’air, les préfiltres doivent être changés/nettoyés aux saisons, c’est-à-dire 4x par année. Le cœur-filtre, lui, doit être nettoyé une fois l’an.

5)     Si les bureaux sont chauffés à l’aide de plinthes murales, il est bon de retirer la plaque frontale afin d’y passer l’aspirateur, on recommande que ce soit fait durant le mois de septembre (avant l’hiver).

6)     On s’assure de garder des taux d’humidité relative confortable toute l’année durant, minimum 25% en hiver et maximum 50% en été.

7)     Si les espaces de bureaux sont dépourvus d’un système de ventilation central, parfois l’apport de purificateurs d’air performants est à considérer.

8)     S’il y a des tapis dans l’espace de bureau, ceux-ci devraient être nettoyés à l’aide d’un camion-usine tous les automnes, idéalement au mois d’octobre.

9)     La location de tapis commerciaux dans le lobby/réception des bureaux, lorsqu’ils sont changé à chaque semaine, permet la capture des poussières et contaminants à la source.

10)  Une équipe de ménage doit être active dans ces lieux, et ce de manière régulière à un rythme conséquent à la fréquentation des lieux. Il faut exiger des produits à faible taux de COV (composé organique volatile)

Il est toutefois possible que les lieux demeurent contaminés même après la prise en charge de des recommandations énumérées ci-haut. Ceci est possible  lorsque la contamination y était déjà bien installée (historique de négligence avérée). Des tests de qualité de l’air pourront alors mieux orienter les intervenants quant à la nature des correctifs supplémentaires à apporter afin que les occupants puissent jouir pleinement de leur lieu de travail. Généralement, le meilleur mode opératoire consiste à procéder à l’évaluation de la qualité de l’air en premier lieu, suivi de l’application des recommandations appropriées et d’un test de la qualité de l’air final afin de connaitre l’état réel des lieux post assainissement/décontamination.

Des occupants en santé sont généralement plus heureux et plus performants dans l’accomplissement de leur travail quotidien. Au final, il faut retenir que des lieux de travail sains réduisent le taux d’absentéisme et augmente la productivité de tout un chacun, et ce, au bénéfice de toute l’équipe. Être en santé au travail, c’est payant pour tous.

 

 

TOP 10 – Sources d’amiante dans les bâtiments au Québec

AMIANTE

TOP 10 Sources d’amiante dans les bâtiments résidentiels et commerciaux au Québec. Périodes*

  • Murs et plafond fait de fait de plâtre et ciment appliqué sur des lamelles de bois de 1900 à 1965.
  • Murs et plafond fait de fait de plâtre et ciment appliqué sur du treillis de métal de 1920 à 1965.
  • Ciments à joint d’entre les feuilles de gypse et sur les surfaces de placoplatre de 1960 à 1981.
  • Crépis et stuc décoratif, texture des murs et plafond populaire de  1960 à 1975.

  • Tuiles de plancher (souvent 12’’x 12‘’) marbrées ou tachetées de 1940 à 1980.
  • Isolant thermique de la fournaise et panneau pare-chaleur au-dessus de 1900 à 1981.
  • Isolants de vermiculite au grenier de la maison (parfois murs & sous-planchers) de  1950 à 1980.

  • Isolants thermiques sous forme de flocage dans les combles de 1950 à 1985.
  • Tuiles acoustiques emboitables des plafonds suspendus (faux plafond) de 1955 à 1985
  • Tuiles / panneaux de ciment, recouvrement extérieur du bâtiment de 1940 à 1960

* Plage d’années les plus probantes, cette référence est à titre indicatif seulement.

Au Québec, on n’utilise plus l’amiante sauf dans le ciment ou l’asphalte depuis 1985.

Règle générale, presque tous les bâtiments construits avant 1985 contiennent de l’amiante.

Des centaines de milliers de propriétés résidentielles au Canada contiennent toujours de l’amiante.

L’amiante et son impact sur la santé

L’amiante est un minéral composé de fibres.  On le retrouve naturellement dans l’environnement dans les formations rocheuses.  L’amiante a grandement été utilisé au Canada dans le domaine de la construction de 1930 à 1990.

Mais pourquoi avons-nous utilisé l’amiante ? Ce minérai est doté d’une grande résistance à la chaleur (incombustible, infusible) et à de nombreux produits chimiques. C’est pourquoi il a été utilisé dane plus de 2500 produits de construction. Avant 1990, on l’a donc utilisé pour l’isolation thermique et l’insonorisation des maisons et des bâtiments.

L’amiante a été utilisée dans…

– Matériaux de constructions (carreaux de plafond et desol, revêtement extérieur, bardeaux de couverture, produits à base de ciment…);

– Matériaux de friction (couvre-pédale de débrayage automobile, coussinets de protection et chaussure, pièces de transmission…);

– Vêtement de protection thermique et ignifuges;

– Fournaises et systèmes de chauffage industriels;

– Tissus à base d’amiante;

-Isolant ou emballages thermiques, électriques et acoustiques;

– Des matériaux d’emballage, joints d’étanchéité, revêtements et enduits;

– Des éléments de renforcement de produits en plastique, résines thermodurcies et thermoplastiques;

– Des matières de remplissage dans les résines, les plastiques et les produits de calfeutrage ainsi que dans les revêtements routiers.

L’amiante possèdent plusieurs formes et chacune d’elle sont résistances à la chaleur, au feu et à la décomposition chimique et/ou biologique. L’amiante ne peut se désoudre dans l’eau ou s’évaporer. En d’autres mots, l’amiante  possède des propriétés qui l’empêche de brûler, de subir des réactions importantes lorsqu’il est en contact avec des produits chimique et il ne se décompose pas dans l’environnement. Sur le plan commercial, l’amiante était intéressant aussi pour sa résistance à l’usure, à la friction, à ses capacité d’isolant thermique, acoustique et électrique.

Malgré toutes ses propriétés très intéressantes, les fibres d’amiante ont des effets néfastes sur la santé. Cette fibre est friable et elle peut être inhalée et entrainer différentes maladies chez les individus à long terme.

L’amiantose est une maladie pulmonaire chronique qui consiste en la formation de tissu cicatriciel dans les poumons aussi connu sous le nom de fibrose pulmonaire. Cette dernière entraine une diminution de l’élasticité des poumons. Cette caractéristique est essentielle à une bonne respiration. Si elle est réduite, les poumons ne peuvent accomplir leur rôle à la 100 % réduisant ainsi la capacité de l’inividu à bien respirer. Le symptome le plus souvent observer est l’essouflement. Cette maladie apparait habituellement après pllusieurs années d’exposition aux fibres d’amiante.

Le cancer du poumon est souvent associé aux travailleurs qui ont été exposés à l’amiante. Les risques de le développer varient en fonction du niveau et de la durée de l’exposition, du temps écoulé depuis cette exposition, de l’âge de l’individu lors de l’exposition, s’il était fumeur ou non et  du type de fibres.

Le mésothéliome est plus rare dans la population. On l’observe surtout chez les travailleurs de l’amiante et chez les membres de leur famille. C’est un cancer qui affecte la couche de cellules qui recouvrent les poumons, la cavité abdominale et le coeur.

Malgré ces maladies sévères, l’amiante est dangereux lorsqu’il libère des fibres dans l’air. Ainsi, les matériaux qui sont en bon état, qui ne sont pas friables et qui ne sont pas manipulés ne présentent pas de risque pour la santé.

En résumé, il n’y a pas de risque important pour la santé lorsque le matériau qui contient de l’amiante dans votre maison ou au travail est :

  • fortement lié dans le produit original, et que ce dernier est en bon état;
  • scellé derrière les murs et les planchers;
  • isolé dans un grenier (aucun vas et vient);
  • laissé intact.

Pour plus d’informations …

http://www.lapresse.ca/maison/immobilier/conseils/201711/30/01-5145390-amiante-ou-te-caches-tu.php

https://www.caaquebec.com/fr/a-la-maison/guides/guide-pour-une-maison-en-sante/lamiante/

De la vermiculite dans votre maison ?

Vous désirez vous acheter une maison. Vous commencez la tournée de visite de maison dans différents secteurs. Il y en a finalement une qui vous a tombé dans l’oeil. Comme tout bon acheteur averti, vous procédez à son inspection. Tout semble beau, vous terminez l’inspection avec le grenier. C’est alors que l’inspecteur vous annonce la présence de vermiculite au grenier. Qu’est-ce que la vermiculite? Il s’agit d’un minéral d’argile qui a été beaucoup utilisée pour l’isolation des greniers (entretoits, combles). Moins fréquemment, on le retrouve aussi dans les murs et dans les isolants de plancher. La vermiculite devient un danger pour la santé lorsqu’il comprend des fibres volatiles d’amiante. C’est pourquoi il est recommandé de faire analyser la vermiculite présente avant de procéder à l’achat de la maison.

La vermiculite est aussi connue sous le nom de Zonolite qui est en fait un nom commercial donné à la vermiculite qui a été extraite dans les années 1960 à  Libby au Montana. En 1990, les opérations d’extraction ont été cessées à la suite de problème en lien avec l’amiante. Par contre, elle a été utilisée en Amérique du Nord dans plus de 40 millions de bâtiments.

L’amiante est le nom qu’on donne à plusieurs minéraux fibreux. Il est séparé en différent type de fibres. On retrouve les fibres de type amphibole et les fibres de groupe serpentine dont le type chrysotile. Le premier type de fibres est celui qui cause le plus de dommage en demeurant longtemps dans les poumons pouvant entrainer plusieurs maladies, dont le cancer des poumons. Seule une analyse en laboratoire au microscope permet de déterminer la présence ou non de fibres d’amiante dans la vermiculite.

Il faut noter que la composition d’un produit en amiante n’indique pas nécessairement son potentiel de danger pour la santé. En effet, si les fibres d’amiante sont prises dans une matrice, sont encapsulées, le risquent d’en inhaler est fortement diminuer. Les individus qui sont plus à risque d’être affecté par l’amiante sont ceux qui travaillent dans la construction, dans l’entretien et la rénovation d’immeubles plus âgés. C’est important qu’ils soient bien informés des risques de présence d’amiante avant qu’ils manipulent les matériaux de construction.

Pour plus d’informations

http://www.estrieplus.com/contenu-apchq_materiaux_amiante-1833-42189.html

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1023346/amiante-enjeu-transactions-immobilieres-vermiculite-institutions-financieres-assurances-decontamination

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/519562/amiante-chrysotile-produit-dangereux-sante-canada

Des moisissures dans votre maison !

 

Avez-vous déjà remarqué ces petites taches noires sur le plafond de votre salle de bain? Au-dessus de votre douche? Avez-vous remarqué qu’il y en avait sur le bord de vos fenêtres? Par le passé, je prenais une bonne guenille avec du vinaigre et je nettoyais tout ça sans trop me poser de questions. Mais, au fond, pourquoi il y a des traces de moisissures dans mon appartement, dans ma maison? Qu’est-ce qui favorise leur présence?

Les moisissures, malgré qu’elles soient considérées comme un micro-organisme, elles peuvent être visibles à l’œil nu lorsqu’elles se multiplient en grand nombre pour former une colonie. Elles peuvent être noires, blanches, vertes ou bleues. Elles peuvent être cotonneuses, granuleuses ou veloutées. Donc, lorsqu’on les perçoit sur les murs ou les plafonds de la salle de bain c’est parce qu’il y en a beaucoup.

Les moisissures sont présentes dans l’environnement naturellement et elles y jouent un rôle bien important. En effet, elles font partie des organismes qui dégradent, décomposent la matière. Dans nos maisons, on peut les retrouver sur le papier des panneaux de gypse, sur les tuiles de plafond, sur le bois, sur les vêtements, sur le papier-peint, sur les tapis, sur les revêtements de plancher, dans les livres  et le papier. On peut aussi les retrouver sur des surfaces qui sont humides et qui ne sont pas propres comme le ciment, les tuiles de céramiques…

Les moisissures, selon les espèces, peuvent produire des mycotoxines ou des allergènes qui peuvent être nocifs pour la santé. Les principaux effets sur la santé vont être respiratoires puisque les toxines sont principalement inhalées. Les moisissures produisent aussi des spores dans l’air qui peuvent affecter la santé des occupants. Bien entendu, les effets sur la santé varient dépendamment du type de moisissure, de sa quantité, de la durée d’exposition et de la sensibilité de l’individu exposé. Par exemple, les enfants sont plus sensibles que les adultes. S’ils sont exposés en bas âge aux allergènes, leur risque de souffrir de problème de santé plus tard est considérablement augmenté. L’asthme est une maladie chronique commune chez les enfants et est peut-être dû à une mauvaise qualité de l’air intérieur. Les gens peuvent se plaindre d’irritation des yeux, du nez, de la gorge, d’écoulement et de congestion nasale. Il est possible d’observer une augmentation de la fréquence et de la gravité des crises d’asthme ou des allergies.

On sous-estime l’importance de la qualité de l’air intérieur. La grande majorité de notre temps, on le passe à l’intérieur que ce soit pour la vie à la maison, le travail, les loisirs, le sommeil… Bien des maladies chroniques peuvent être associées à une piètre qualité de l’air intérieur. Malheureusement, les gens sous-estiment l’importance de la qualité de l’air de leur habitation et c’est impossible de reconnaitre une problématique sans effectuer d’analyses en laboratoire.

Mais, qu’est-ce qui favorise la présence de moisissure dans ma maison? L’humidité est le principal facteur de la croissance de moisissure dans une habitation. On les retrouve donc plus souvent au sous-sol, dans les salles de bain ou dans la cuisine puisque ce sont des endroits qui sont plus humides. Ensuite, les moisissures peuvent apparaître suite à une inondation, une fuite d’eau provenant du sous-sol, de la tuyauterie défectueuse ou du toit. L’étanchéité du bâtiment est également un facteur très important. La ventilation dans les endroits clés est aussi importante afin de garder des taux diminuer en dessous de 40 % HR. En effet, les moisissures se développent principalement dans les endroits humides ou mouillés. Elles apparaissent principalement sur le bois, le papier, les tissus, les cloisons sèches et l’isolant. On peut les retrouver à l’intérieur des murs, dans les plafonds…

Pour diminuer les risques d’apparition de moisissures, il faut s’assurer de garde une humidité relative entre 30 et 50 %. En prévention, il faut …

  • S’assurer du bon fonctionnement des ventilateurs situés dans les pièces où il y a production d’humidité (ex. salle de bain).
  • Utiliser un déshumidificateur et/ou un air climatiser afin de diminuer l’humidité (s’assurer qu’ils sont en bon état).
  • Utiliser les ventilateurs pendant la cuisson des aliments, pendant que le lave-vaisselle ou la machine à laver le linge fonctionne.
  • S’assurer que le tuyau de sortie de sécheuse est conforme et envoie bien l’humidité à l’extérieur du bâtiment.
  • Bien isoler la tuyauterie d’eau froide afin qu’aucune condensation ne se produise.
  • S’assurer que les appareils de chauffage et que la ventilation de la maison fonctionne bien (filtres propres).
  • Toujours bien nettoyer et assécher les dégâts d’eau en moins de 48 heures.
  • Garder en bon état les tapis ou moquettes. Ne jamais installer de tapis près de source d’eau (abreuvoirs, lavabos, bains ou douche.

*Il est important de savoir qu’il ne faut pas nettoyer les taches de moisissures avec de l’eau de javel.

Il peut être important et utile de faire un test de la qualité d’air avant l’achat d’une propriété, avant et après avoir procédé à une décontamination si dans la maison il y a eu une culture de cannabis, s’il y a des possibilités de vices cachés.

Vous désirez obtenir plus d’informations, consultez les articles suivants :

Comment mesurer l’humidité dans votre maison : http://publications.gc.ca/collections/collection_2011/schl-cmhc/nh18-24/NH18-24-1-2009-fra.pdf

L’importance des ventilateurs dans la maison : http://publications.gc.ca/collections/collection_2011/schl-cmhc/nh18-24/NH18-24-17-2011-fra.pdf

La moisissure dans les maisons : https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/moisissures-causes-solutions.html

MC

Les virus, les bactéries, les moisissures, tous des microbes distincts.

Vous êtes vous déjà demandé quelle était la différence entre un virus, une bactérie, une levure et une moisissure? Pour vous, est-ce que c’est la même chose, juste un autre microbe qui va nous rendre encore malades? Bien des gens pensent, à tord, qu’une moisissure, et qu’une bactérie c’est la même chose. En fait, c’est petits êtres font parti du même monde, soit celui des micro-organismes, des microbes. Par contre, ils sont différents les uns des autres et ils possèdent leurs propres caractéristiques. Les micro-organismes sont des êtres qui sont invisibles à l’oeil nu. On peut les observer à l’aide de microscopes ou, à l’oeil nu, lorsqu’ils sont vraiment nombreux, par exemple, la moisissure qu’on retrouve sur le bord des fenêtres. Si vous êtes capable de l’observer, c’est parce qu’elles se sont multipliées qu’elles sont nombreuses.

Au bas de l’échelle des micro-organismes, on retrouve les virus. Ce sont les plus petits. Ils ont absolument besoin des cellules d’un être vivant ou d’un autre micro-organisme pour pouvoir se reproduire. Dans un sens, ce sont des parasites cellulaires. Lorsqu’on contracte un bon rhume, c’est bien souvent un virus qui est à l’origine de cette infection. Très peu de traitement se retrouve sur le marché contre les virus, bien souvent, on doit attendre que notre corps s’en débarrasse de lui-même. Les virus sont peu résistants, certains meurent au contact de l’air alors que d’autres peuvent survivre quelques heures sur une surface. Les virus ne servent pas juste à nous rendre malades, ils peuvent aussi être bien utiles surtout avec la résistance aux antibiotiques dont on parle de plus en plus dans les nouvelles. Pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec cette notion, il s’agit, ici, des bactéries qui résistent de plus en plus à nos antibiotiques et dont les traitements ne sont plus efficaces. Il est à noter que lorsqu’on parle des antibiotiques ce sont des traitements qui sont utilisés que pour les infections par des bactéries, ce sont des anti bactéries. Lorsque ces traitements ne peuvent plus rien contre la bactérie nuisible, les virus peuvent entrer en jeu. Il existe des prédateurs naturels aux bactéries qu’on appelle des bactériophages. Ce sont des virus qui ont pour hôtes (cibles) des bactéries. Selon ce principe, nous pourrions utiliser des bactériophages/virus pour guérir d’une infection bactérienne, ça serait quand même plutôt fantastique!

Bon, maintenant, revenons aux bactéries. Ces dernières sont plus grosses que des virus. Ce sont des êtres vivants unicellulaires qui ont tout le matériel génétique pour pouvoir se reproduire contrairement aux virus. Les infections bactériennes peuvent être contractées par plusieurs voies, soit respiratoires, digestives ou cutanées (coupure, piqure…). Les bactéries peuvent survivre dans l’environnement en fonction du temps, de la température, de l’humidité relative… Nous pensons à tort que les bactéries sont seulement nuisibles à l’être humain. En effet, elles peuvent être bien utiles. Elles sont employées dans l’industrie agroalimentaire pour la fabrication de yogourt afin de faire fermenter le lait. Elles peuvent aussi contribuer à la fabrication de fromage. Au niveau de l’environnement, des « biotraitements » ont été élaborés pour nettoyer l’eau des déversements pétroliers. En effet, il existe des bactéries qui ont la capacité le pétrole. On retrouve aussi d’autres bactéries qui sont néfastes pour les insectes et qui peuvent alors servir d’insecticide naturel ce qui est le cas de Bacillus thuringiensis. C’est une bactérie qui se retrouve naturellement dans l’environnement. On l’utilise pour contrer le virus du Nil afin de tuer les larves de moustiques. On l’utilise également au Canada pour tuer la chenille tordeuse de bourgeons de l’épinette. C’est l’insecticide biologique le plus utilisé dans le monde en agriculture. On appelle ce phénomène la lutte biologique. Il ne faut pas avoir peur de l’épandage de cette bactérie dans nos forêts, elle est inoffensive pour l’être humain.

Les moisissures et les levures font partie de la classe de champignons microscopique. Les moisissures, malgré qu’elles soient considérées comme micro-organisme, elles peuvent être visibles à l’oeil nu lorsqu’elles se multiplient en grand nombre pour former une colonie. Elles peuvent être noires, blanches, vertes ou bleues. Elles peuvent être cotonneuses, granuleuses ou veloutées. Les moisissures sont présentes dans l’environnement et elles y jouent un rôle bien important. En effet, elles font partie des organismes qui dégradent, décomposent la matière. Tout comme les bactéries et les virus, elles peuvent avoir divers effets nocifs sur la santé tout dépendamment de sa nature, de sa quantité, de la durée d’exposition et de la sensibilité de l’individu exposé. Les moisissures se multiplient dans l’environnement en produisant des spores dans l’air. Je les compare souvent aux pissenlits blancs qu’on retrouve sur nos gazons l’été. La moisissure étant la fleur et les spores correspondent au pollen qui s’envole pour aller produire un nouveau pissenlit sur le gazon du voisin. Les spores mesurent environ cinq (5) micromètres de diamètre, il s’agit d’une cellule microscopique qui est entourée d’une paroi épaisse qui la rend résistante, qui la protège. Les spores peuvent demeurer plusieurs mois en dormance dans l’environnement, jusqu’à ce qu’elles rencontrent les conditions idéales à leur développement. Lorsqu’elles sont présentes dans une habitation, les occupants peuvent l’inhaler, elles retrouvent alors dans les poumons où elles peuvent provoquer des problèmes de santé. Les moisissures peuvent aussi produire des mycotoxines et des allergènes qui peuvent entraîner de graves inconforts chez l’individu. Par contre, les moisissures ne sont pas seulement nocives pour la santé, elles sont aussi utilisées dans l’industrie agroalimentaire au niveau des fromages en autre. En effet, c’est Penicillium camemberti qui est présent à la surface du Camembert. Les moisissures sont également utilisées pour la fabrication d’antibiotiques. En effet, c’est en 1928 que Alexander Fleming a découvert la Pénicilline. Il a démontré que Penicillium notatum produisait une substance qui pouvait tuer des bactéries.

Les levures sont probablement les micro-organismes dont beaucoup de personnes ont déjà entendu parler. Depuis toujours, elles ont leurs places dans l’industrie agroalimentaire. Les levures contrairement aux moisissures ne se reproduisent pas en produisant des spores. Elles produisent plutôt un bourgeon qui pousse sur elle pour ensuite tomber dans l’environnement pour former un nouvel individu à part entière. En effet, il y a 5000 ans, les Égyptiens utilisaient la levure pour fabriquer du pain! Par contre, ils ne comprenaient pas le processus chimique. Par la suite, au premier siècle, les Gaulois avaient pris l’habitude d’utiliser la surface mousseuse de la bière, mieux connue sous le nom d’écume, pour fabriquer le pain. Sa fabrication était accélérée et son goût était encore meilleur. C’est en 1857, grâce à Louis Pasteur, que l’on comprit le rôle exact des levures dans le processus de fabrication du pain. Les levures ont la capacité de transformer le sucre en gaz carbonique (CO2) et en alcool. Lors de la fabrication du pain, elles se nourrissent de l’amidon présent dans la farine. Elles produisent alors le gaz carbonique qui va faire lever le pain. L’alcool, avec la cuisson du pain, va s’évaporer. Saccharomyces cerevisiae est la levure la plus utilisée dans l’industrie agroalimentaire. C’est également cette levure qui permet de produire la bière. Au niveau de la santé, la levure de bière peut être utilisée comme supplément alimentaire. En autre, c’est une des sources naturelles de vitamine B1 des plus importantes. Elles peuvent également être utilisées pour stimuler la production de lait maternel chez la femme. Les levures sont la cause d’infections comme le muguet. C’est une maladie répandue chez les nourrissons. Candida albicans est une levure qui se trouve naturellement dans la bouche des bébés sans créer de problème. Par contre, comme le système immunitaire des bébés n’est pas à sa pleine capacité, il arrive parfois que la levure se multiplie et cause l’infection.

 

Vous avez envie d’en connaitre davantage sur les bactéries et les moisissures…

https://airtests.ca/residentiel/test-de-moisissures.php

Vous avez envie d’en connaitre davantage sur la lutte biologique au Canada

http://www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/principaux-insectes/13402

MC