Être en santé au travail, c’est payant pour tous.

On parle souvent de notre maison, mais on oublie que la majorité des gens passent minimum 35 heures au travail. On sous-estime l’importance de la qualité d’air dans notre milieu de travail. Voici les 10 recommandations d’AIRTESTS concernant l’hygiène en milieu intérieur.

L’application de ces règles permet le maintien d’un niveau de salubrité souhaitable/idéal au niveau des bureaux.

1)     Lorsque le système de CVAC (chauffage, ventilation et air conditionné ) fonctionne à l’air pulsé (avec des docks de ventilation),  le système (mécanique et docks) doit faire l’objet d’un nettoyage professionnel au 3-4 ans, maximum 5 ans.

2)     Consulter votre spécialiste en ventilation afin de lui demander le maximum de MERV (mesure d’efficacité des filtres) possible que le système puisse accepter sans endommager le moteur de soufflerie et sans en affecter la performance générale.

3)     Les filtres de fournaise doivent être remplacé de 4 à 6 fois par an selon l’emplacement géographique des bureaux… Par exemple, on retrouve des bureaux en bordure d’autoroute vs au village.

4)     Si les lieux possèdent un échangeur d’air, les préfiltres doivent être changés/nettoyés aux saisons, c’est-à-dire 4x par année. Le cœur-filtre, lui, doit être nettoyé une fois l’an.

5)     Si les bureaux sont chauffés à l’aide de plinthes murales, il est bon de retirer la plaque frontale afin d’y passer l’aspirateur, on recommande que ce soit fait durant le mois de septembre (avant l’hiver).

6)     On s’assure de garder des taux d’humidité relative confortable toute l’année durant, minimum 25% en hiver et maximum 50% en été.

7)     Si les espaces de bureaux sont dépourvus d’un système de ventilation central, parfois l’apport de purificateurs d’air performants est à considérer.

8)     S’il y a des tapis dans l’espace de bureau, ceux-ci devraient être nettoyés à l’aide d’un camion-usine tous les automnes, idéalement au mois d’octobre.

9)     La location de tapis commerciaux dans le lobby/réception des bureaux, lorsqu’ils sont changé à chaque semaine, permet la capture des poussières et contaminants à la source.

10)  Une équipe de ménage doit être active dans ces lieux, et ce de manière régulière à un rythme conséquent à la fréquentation des lieux. Il faut exiger des produits à faible taux de COV (composé organique volatile)

Il est toutefois possible que les lieux demeurent contaminés même après la prise en charge de des recommandations énumérées ci-haut. Ceci est possible  lorsque la contamination y était déjà bien installée (historique de négligence avérée). Des tests de qualité de l’air pourront alors mieux orienter les intervenants quant à la nature des correctifs supplémentaires à apporter afin que les occupants puissent jouir pleinement de leur lieu de travail. Généralement, le meilleur mode opératoire consiste à procéder à l’évaluation de la qualité de l’air en premier lieu, suivi de l’application des recommandations appropriées et d’un test de la qualité de l’air final afin de connaitre l’état réel des lieux post assainissement/décontamination.

Des occupants en santé sont généralement plus heureux et plus performants dans l’accomplissement de leur travail quotidien. Au final, il faut retenir que des lieux de travail sains réduisent le taux d’absentéisme et augmente la productivité de tout un chacun, et ce, au bénéfice de toute l’équipe. Être en santé au travail, c’est payant pour tous.