La mérule pleureuse (Serpula lacrymans) ce champignon qui envahi votre maison !

On entend parler de plus en plus de la mérule pleureuse au Québec. En effet, le nombre de cas de bâtiments contaminés par ce champignon augmente d’année en année. La mérule a été identifiée dans les années 1940. Elle proviendrait de l’Asie et elle aurait migré en Europe, en Amérique du Nord et du Sud puis en Océanie. Au Québec, des cas ont été répertoriés en Mauricie et Centre-du-Québec, en Outaouais, dans Chaudière-Appalaches et dans le Bas-Saint-Laurent.

Ce champignon est un problème pour les édifices québécois puisqu’il se nourrit de bois humide de type résineux, c’est-à-dire le sapin, l’épinette et le pin. Ce type de bois est grandement utilisé dans le domaine de la construction, ce qui rend toutes les habitations potentiellement susceptibles d’être affectées par la mérule pleureuse. Cependant, il faut des conditions favorables à sa prolifération. Effectivement, elle a besoin de beaucoup d’humidité, de noirceur, d’une température entre 5 et 25 degrés Celsius et de peu de ventilation. Ainsi, on la retrouve surtout dans les édifices qui sont mal entretenus, dans les vides sanitaires, bref dans les lieux où le taux d’humidité est élevé et que la ventilation est réduite.

Ce champignon se nourrit de la cellulose présente dans le bois et provoque la « pourriture sèche » ou aussi appelée « pourriture cubique ». Le bois se dégrade et perd ses propriétés structurelles, ainsi la sécurité de la structure du bâtiment se trouve à être corrompu.

Au départ, la mérule va se retrouver sur du bois dont le taux d’humidité est supérieur à 20 %. Elle aura alors une apparence blanchâtre et grisâtre, cotonneuse, ouateuse ou laineuse. Plus elle va croitre, plus des crêpes gris ou brune vont apparaitre. Ces structures pourront mesurer de 10 à 50 cm. Serpula lacrymans a la capacité de produire des « racines » aussi appelées de rhizomorphes qui peuvent transporter l’eau et les nutriments sur de grandes distances en passant à travers les structures de béton ou à travers les fondations en blocs ou les murs. Ainsi, la mérule (aussi appelé cancer du bâtiment) peut se répandre rapidement dans les endroits qui sont pourtant secs.

 

Afin de limiter sa présence dans votre maison, il est important d’inspecter régulièrement votre vide sanitaire s’il est présent, la fondation, l’entretoit, les fenêtres… Ces inspections devront vérifier la présence d’infiltration d’eau qui favorise l’humidité élevée.

Pour l’instant, l’impact de la mérule est principalement attribué à l’édifice. Aucune étude ou littérature scientifique et médicale ne démontre un impact du champignon sur la santé des occupants. La plupart des symptômes qui ont été éprouvés étaient généralement reliés au fait que de la moisissure peut être présente conjointement à la mérule puisque ces microorganismes vivent dans les mêmes conditions.

Depuis octobre 2018, la Société d’habitation du Québec a développé un Programme d’intervention résidentielle pour la mérule pleureuse afin de fournir une aide aux propriétaires de maison aux prises avec le champignon. Si vous détectez la présence suspecte de cet être vivant, il est important de procéder à des analyses afin de confirmer l’espèce. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’Institut national de santé publique du Québec.

Voici le lien pour la demande d’aide de la Société d’habitation du Québec:

http://www.habitation.gouv.qc.ca/programme/programme/programme_dintervention_residentielle_merule_pleureuse.html

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