Attention au Monoxyde de carbone (CO) !

Le monoxyde de carbone est un gaz connu pour son pouvoir d’intoxication important lorsqu’il est présent dans l’air ambiant. Ce gaz pénètre à l’intérieur d’un être humain par les voies respiratoires. Il se retrouve ensuite dans la circulation sanguine pour se fixer à l’hémoglobine. On appelle cette liaison carboxyhémoglobine. Ce dernier permet au quotidien de transporter l’oxygène dans l’ensemble du corps. Cependant, le monoxyde de carbone possède une affinité avec l’hémoglobine 210 à 260 fois plus forte que l’oxygène.  Ainsi, lorsque l’humain le respire, son niveau d’oxygène diminue puisque le monoxyde de carbone prend sa place sur l’hémoglobine, l’empêchant ainsi d’oxygéner le corps. Les taux normaux de carboxyhémoglobine dans le sang sont de 1 à 4 %.

Dans de telles situations, il peut entrainer des maux de tête, de la fatigue, des nausées, des vomissements, mais aussi des étourdissements, des douleurs à la poitrine, des troubles de vision, des difficultés de concentration. Lors d’intoxications plus graves, on va retrouver chez les individus des problèmes de coordination des mouvements, des pertes de conscience voire même un coma ou la mort.

Le monoxyde de carbone est un gaz qui est incolore et inodore, il ne peut donc pas être identifié sans l’aide d’appareil de détection. Les taux habituels de CO en milieu intérieur sont autour de 0,2 ppm. L’intensité de l’intoxication varie selon la concentration de monoxyde de carbone présent dans l’air ainsi que la durée son exposition. Étant donné que les détecteurs de CO sont les seuls moyens de détecter sa présence, il est important de bien les entretenir.

1) Assurez-vous d’enlever la poussière sur les orifices de l’avertisseur à l’aide d’une brosse à poils doux ou d’un linge (sans eau).

2) Testez l’alarme une fois par mois.

3) Remplacez la pile deux fois par année (en même temps que le changement d’heure).

4) Vérifier que l’appareil n’est pas expirer, si c’est le cas il faudra le remplacer.

Il est produit lorsqu’on brûle des carburants tel que le bois, l’huile, l’essence, le charbon, le gaz naturel ou le gaz propane. On le retrouve aussi dans la fumée secondaire.

Voici quelques sources de production de monoxyde de carbone autour de vous…

1) Les appareils de chauffage :  les foyers au bois, les fournaises au mazout, les poêles à combustion lente …

2) Les véhicules à moteur à combustion : les motoneiges, les voitures, les bateaux, les véhicules tout-terrain…

3) Les autres appareils qui fonctionnent au gaz naturel ou au propane : cuisinières au gaz naturel, les réfrigérateurs ou les chauffe-eau au propane.

4) Outils/appareils qui fonctionnent à l’essence : tondeuse, scies, génératrices…

5) Appareils de plein air : barbecue, lampe à l’huile, réchauds…

Le gaz qui est brûlé lors de l’utilisation d’un appareil au gaz, d’un four, d’une cuisinière … émet toujours une petite quantité de monoxyde de carbone puisque la combustion n’est jamais à 100 % complète. Cependant, la quantité de CO qui va se retrouver dans l’air ambiant dépend de la ventilation (apport d’air frais) et du système d’évacuation (cheminé, hotte…). Une combustion qui n’est pas complète se produit lorsque les appareils sont défectueux, endommagés ou mal entretenus.

De plus, certaines situations peuvent être propices à une intoxication au monoxyde de carbone. Par exemple, si vous avez un véhicule ou des outils à essence qui fonctionnent dans un endroit fermé tel qu’un garage ou un cabanon. Le monoxyde de carbone ainsi produit demeure confiné à l’intérieur et il peut être inhalé par les occupants.

Autres faits intéressants …

L’hiver avec les précipitations de neige, les tuyaux d’échappement peuvent être ensevelis et obstrués. Si la voiture est en marche, le monoxyde de carbone s’accumule alors dans l’habitacle. Faites attention, vous devriez toujours vous assurer que le tuyau est bien dégagé avant d’allumer le moteur de votre véhicule.

Les incendies sont une source importante de monoxyde de carbone. Des explosions peuvent avoir lieu en milieu intérieur par la présence trop élevée de CO lors d’un feu.

Le tabagisme génère du monoxyde de carbone. Un fumeur qui consomme un paquet par jour peut avoir un taux de carboxyhémoglobine dans le sang de 5 à 6 %. Ce taux peut augmenter à 7 ou 9 % lorsqu’il s’agit d’une personne qui fume deux (2) à trois (3) paquets par jour.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les sites internet suivants :

https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/intoxication-au-monoxyde-de-carbone/#c2724

https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/sante-et-environnement/prevenir-les-intoxications-au-monoxyde-de-carbone/

Les Acariens

 

Les acariens font partie des arthropodes et plus précisément de la classe des arachnides. Oui oui ! La même classe que nos amis les araignées. Les acariens sont microscopiques, invisibles à l’oeil nu. Ils sont translucides et possèdent huit (8) pattes. Ils vivent principalement dans la literie, c’est-à-dire les matelas, les draps, les couvertures et les oreilles. On peut aussi les retrouver dans les rideaux, les draperies, les tapis, les peluches et autres objets mous. Ils se nourrissent de la peau morte, des morceaux d’ongles et des cheveux humains. On les retrouve dans toutes les maisons, mais leur concentration peut varier d’un endroit à l’autre. Ils aiment les endroits chauds et humides, ils préfèrent donc les lits. De plus, une femme peut pondre entre 25 et 30 oeufs toutes les trois (3) semaines. Dans chaque grain de poussière, on pourrait retrouver 10 000 acariens.

Bien des gens ignorent que les acariens représentent le plus important des allergènes retrouvés dans la poussière. La plupart sont allergiques à leurs matières fécales et à leurs cadavres. On estime qu’environ 45 à 50 % des symptômes d’allergies ressentis sont dus à la présence des acariens dans l’environnement intérieur. Certains individus vont ressentir des symptômes allergènes tout au long de l’année et d’autres ce sera à l’automne et à l’hiver lorsque la ventilation est réduire à l’intérieur de la maison.

Voici la liste des signes cliniques ressentis :

  • Rhinite allergique;
  • Asthme;
  • Conjonctivite allergique;
  • Sinusite chronique;
  • Démangeaisons;
  • Maux de tête;
  • Fatigue;
  • Irritation de la peau;
  • Excéma

Les acariens peuvent augmenter de 50 à 80 % les symptômes de crises d’asthme ou de rhume des foins chez les individus affectés.

Pour se débarrasser des acariens ou du moins réduire leur présence, quelques gestes peuvent vous aider.

  • S’assurer que les taux d’humidités ne dépassent pas 45 %. En effet, la prolifération des acariens est favorisée par des taux au-dessus de 50 %;
  • Réduire les tapis voir à les éliminer complètement;
  • Réduire ou éliminer les peluches. Celles qui sont conservées devraient être lavées à l’eau chaude chaque semaine. S’il est impossible de la laver, elle peut être conservée dans le congélateur pour quelques heures;
  • Laver les draps ainsi que toutes les couvertures une (1) fois par semaine au maximum aux deux (2) semaines;
  • Il est possible de procéder à l’achat de housses antiacariennes pour les matelas, sommiers et oreilles;
  • Passer l’aspirateur et nettoyer les planchers toutes les semaines. Les aspirateurs avec filtre HEPA sont plus efficaces;
  • Laver les rideaux, les coussins, housses de canapés… le plus souvent possibles;
  • Les oreilles devraient être remplacées aux deux (2) ans. Une étude a démontré qu’après deux (2) ans, plus de 1/3 du poids de l’oreiller correspondent à la présence d’acariens (morts ou vivants);
  • Aérer la maison régulièrement, idéalement chaque jour;
  • Maintenir la température des lieux (chambre) autour de 18°C

Ces petits conseils devraient vous aider à avoir une saine gestion de votre maison et de vos symptômes d’allergies

Vous avez découvert des taches de moisissures dans votre entretoit ?

Si vous remarquez des traces noires sur la charpente de bois, il se peut que ce soit de la moisissure qui s’y est installée. Vous vous demandez ce qui peut entrainer son apparition dans ces lieux sombres ? Plusieurs facteurs peuvent être en cause. Il peut s’agir d’un problème d’humidité et de condensation, d’une couverture de toit en mauvais état, de problème d’infiltration d’eau, de la présence d’un isolant inefficace et/ou d’une mauvaise ventilation des lieux.

 À l’extérieur de la maison, des signes d’une problématique au grenier peuvent être observés l’hiver, entre autres. Un des premiers indices est l’absence complète ou partielle de neige sur votre toiture alors que tous les voisins autour en possèdent. Dans d’autres cas, la neige peut être présente, mais elle fond plus rapidement chez vos voisins. Ces deux phénomènes peuvent s’expliquer par une accumulation de chaleur et d’humidité qui provient de la partie habitable du reste de l’immeuble. Cette situation entraine un écoulement d’eau provenant de la fonte de la neige vers le bord du toit. Lorsqu’elle gèle à nouveau, elle entraine l’apparition de glace. Un barrage de glace peut se former le long de la toiture, augmentant les risques d’infiltrations d’eau sous les bardeaux. Ainsi, lorsqu’on observe une accumulation de glace en grande quantité, tout porte à croire que la température de l’entretoit y est trop élevée. On peut s’attendre à des problèmes de condensation sur les parois du toit. Les infiltrations d’eau et/ou la présence de condensation favorisent la prolifération des moisissures.

Qu’est-ce qui engendre la présence d’air chaud et humide dans votre grenier? L’hiver, nous devons chauffer notre maison. Cette chaleur qui est produite monte vers le grenier. S’il y a des trous/ouvertures au niveau du plafond entre le dernier étage et l’entretoit, la chaleur peut s’y infiltrer. Ces fuites peuvent être associées à une augmentation de l’humidité et de la condensation dans ces lieux.

Pour éviter les fuites d’air chaud vers l’entretoit, il faut s’assurer que le dernier plafond de l’habitation est bien étanche à l’air. Il faut éviter toutes les fuites possibles. Il est donc important de vérifier les jonctions où l’air pourrait traverser.

– Vérifier la plomberie;

– Vérifier les fils ou les toutes lumières/plafonniers qui se trouvent au niveau du plafond;

– Vérifier la trappe d’accès au grenier;

– Vérifier les conduits, les ventilateurs… ;

– Vérifier la jonction entre les murs et le plafond;

– Si vous avez une cheminée, vérifier autour.

Un des rôles de l’isolation au grenier est d’empêcher la chaleur produite par le chauffage de la maison de traverser le dernier plafond et ainsi réchauffer l’entretoit. Si l’isolant n’est pas efficace, il va permettre à l’air chargé d’humidité de pénétrer l’intérieur des combles et donc favoriser la condensation l’hiver sur les panneaux de bois.

La ventilation est aussi très importante. Les soffites doivent être bien dégagés puisqu’ils assurent les échanges et les renouvellements d’air entre l’environnement extérieur et l’entretoit. Losrqu’ils sont obstrués, on observe une augmentation de la condensation puisque celle-ci n’arrive pas à sortir efficacement. La présence d’aérateurs au niveau de la toiture, améliore également la circulation de l’air et permet de meilleurs échanges.

Il existe d’autres facteurs qui peuvent favoriser la prolifération des moisissures en dehors des temps froids de l’hiver. Par exemple, les infiltrations d’eau à travers la toiture qui sont la conséquence de bardeaux d’asphalte sont usés. Généralement, leur durée de vie se situe entre 15 et 20 ans. Lorsque les propriétaires tardent à faire réparer ou à changer leur toiture, l’eau de pluie peut pénétrer à l’intérieur des combles. Les arbres, un problème de ventilation et/ou une mauvaise isolation de l’entretoit peuvent entrainer une usure prématurée de la toiture.

Les problèmes d’humidité dans les combles. Plusieurs erreurs ou manques d’entretien peuvent augmenter les taux d’humidité dans les combles. Voici ce que vous devez vérifier…

Certaines maisons ont des conduits de ventilation qui rejettent l’air vicié et humide à l’intérieur des combles. Lorsque c’est le cas, il est important de corriger la situation puisque ceci augmente l’humidité et les risques de prolifération de moisissures.

Tous les conduits de chauffages, d’eau, de climatisation ou d’aération qui sont présents dans les combles doivent être bien isolés.

Tous les plafonniers ou lampes encastrés dans le plafond doivent être bien scellés pour éviter les fuites d’air et être isolés.

 

L’humidité et les temps froids

Depuis plusieurs semaines, il fait froid, trop froid diraient même certains. Lorsque les températures extérieures sont aussi basses, le taux d’humidité des maisons est affecté. En effet, selon les systèmes de ventilation installée,  l’humidité relative peut se retrouver sous la barre du 30 %. Vérifier les taux d’humidité en milieu intérieur à l’aide d’un hygromètre.

Certaines personnes peuvent sentir des inconforts lorsque les taux d’humidité sont bas. Irritation des muqueuses nasales et de la gorge, difficultés respiratoires chez les personnes à risque (ex. individus asthmatiques), sécheresse oculaire et de la peau favorisant certaines maladies comme l’eczéma. Les virus respiratoires se propagent plus facilement dans de telles situations.

Afin d’améliorer le confort des occupants, on peut augmenter le taux d’humidité à l’aide d’un humidificateur. Parfois, un appareil portatif peut être suffisant dans les pièces plus fréquentées. Si la maison est très grande, on peut apporter des modifications au système central en y ajoutant un humidificateur. Cependant, il faut faire attention de bien contrôler l’humidité qu’elle n’augmente pas au-dessus de 50% ce qui favoriserait la condensation dans les fenêtres et la prolifération des moisissures.

Les appareils portatifs nécessitent un entretien régulier, voire même quotidien. Il est important de vider l’eau stagnante après chaque utilisation afin de limiter la prolifération de bactéries. Ces dernières pourraient se retrouver dans l’air et affecter la santé des occupants. Il faut également nettoyer et désinfecter le réservoir. Les filtres doivent être nettoyés ou changer régulièrement pour obtenir une bonne efficacité de l’appareil. Plus ils sont souillés, moins ils seront efficaces et plus ils peuvent contaminer l’environnement intérieur.

Les humidificateurs reliés au système central nécessitent aussi un entretien régulier. Informez-vous auprès de votre fournisseur pour bien connaitre les étapes de l’entretien de l’appareil.

Il est recommandé de maintenir l’humidité de la maison entre 30 et 50 % l’été et autour de 30 % l’hiver.

MC

« Météo intérieure » de votre maison : les justes réglages d’une maison saine.

https://www.caaquebec.com/fr/a-la-maison/conseils/capsules-conseils/conseil/show/sujet/meteo-interieure-de-votre-maison-les-justes-reglages-dune-maison-saine/

Comment venir à bout de l’air trop sec

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De la condensation sur vos fenêtres ?

La condensation

C’est l’hiver et plusieurs d’entre vous observent peut-être de la condensation au niveau de ses fenêtres. Qu’est-ce que ce phénomène? La condensation se produit lorsque l’air chaud et humide se colle à une surface froide.  L’humidité présente dans l’air va se transformer en eau sur la fenêtre froide. Ce processus ne leur est pas juste réservé, on peut observer de la condensation dans l’entretoit, au niveau des murs extérieurs… À long terme, cette humidité peut entrainer des dommages à la structure du bâtiment, aux matériaux de construction, aux meubles, etc. Elle favorise également la reproduction des moisissures présentent naturellement en petite quantité.

Mais qu’est-ce qui cause la condensation? La présence d’une trop grande humidité dans l’air, une mauvaise ventilation, des échanges d’air entre l’environnement extérieur et le milieu intérieur qui ne sont pas suffisants et finalement, des surfaces froides.

Dans votre habitation, quels sont les facteurs qui augmentent l’humidité dans l’air?

1) les douches;

2) la cuisson des aliments;

3) les aquariums et les plantes;

4) le linge qui sèche hors de la sécheuse;

5) la sécheuse dont la sortie d’air chaud n’est pas adéquate;

6) un sous-sol trop humide;

7) les vides sanitaires ou les sous-sols qui sont en terre;

8) une humidité extérieure élevée

 

Ensuite, qu’est-ce qui provoque une mauvaise ventilation?

1) Hotte de cuisinière non raccordée à l’extérieur ou absente;

2) Absence d’extracteur d’air dans les salles de bain;

3) Des conduits de sécheuse mal installés;

4) Absence d’un échangeur d’air ou mauvais fonctionnement;

5) Sorties de ventilation non fonctionnelles (clapets brisés, sortie trop basse obstruée par la neige, soffites bloqués, végétation envahissante…)

Finalement, quand pouvons-nous retrouver des surfaces froides?

1) lors des temps froids (hiver);

2) des installations de chauffage inadéquates;

3) de vieilles fenêtres;

En étant bien informé de tous ces facteurs, on peut maintenant trouver des solutions à notre problème de condensation. D’abord, il faut s’attaquer aux  taux d’humidité s’il est trop élevé. Procurez-vous un hygromètre afin de bien connaitre l’état de votre maison. Durant les temps froids, le taux d’humidité relative devrait se trouver autour de 30 % et ne devrait pas dépasser 45 %. Il n’est pas nécessaire de garder les niveaux trop bas puisque les occupants pourraient être incommodés. On parle ici de sècheresse des yeux, inconfort au niveau des voies nasales et de la gorge entre autres.

Donc, si l’humidité est élevée, commencer par éliminer et/ou réduire les sources d’humidité intérieure. Assurez-vous que vous avez des systèmes d’extraction d’air dans vos salles de bain qui sont fonctionnels et efficaces. Assurez-vous d’avoir des échanges d’air entre l’environnement extérieur et intérieur qui sont efficaces. Ceci permettra de sortir l’humidité de la maison. Corriger les problèmes d’humidité au sous-sol et utiliser un déshumidificateur au besoin. Vérifier tous les points mentionnés ci-haut et corrigez-les aux besoins.

Pour réduire les surfaces froides, vous devez vous assurer que toutes les pièces sont suffisamment chauffées et que l’air circule bien. Au besoin, vous pouvez remplacer les fenêtres, ajouter des isolants aux murs et plafonds. De plus, saviez-vous qu’il était également préférable de garder les rideaux ouverts lors des temps froids pour réduire la condensation?

Finalement,

Pour plus d’informations au sujet de la ventilation, vous pouvez consulter l’article suivant :

L’ABC de la ventilation  :  http://plus.lapresse.ca/screens/37340096-fd76-48d7-ada8-fb995d23769b__7C___0.html

La condensation esthétique ou réelle problématique ? : https://www.trouverunentrepreneur.com/articles/la-condensation-esthetique-ou-reelle-problematique?fbclid=IwAR2syFem7AdZP4Sbt6Y1UXHiibaKk6NkaRjlr1g-oX6BGwz3Nmn54ZuBjxc

Pourquoi procéder à un test de la qualité de l’air ?

 

On sous-estime l’importance d’avoir une excellente qualité de l’air intérieur dans notre vie quotidienne. Nous passons la majorité de notre temps à l’intérieur que ce soit pour le travail, les loisirs, la vie quotidienne, la famille… Elle est la base d’une bonne santé.

L’air est invisible à l’œil nu et il est inodore. Il est impossible de connaître sa composition sans effectuer des tests. Parfois, il peut être composé de bactéries, de spores de moisissures, de composés organiques volatils, de formaldéhyde, de molécules allergènes, de substances toxiques provenant du tabac (pour ceux qui fument à l’intérieur), de radon et j’en passe.

Tous ces éléments peuvent avoir un impact sur la santé des occupants. Plusieurs ignorent que leur problème de santé chronique peut être relié à l’air qu’il respire, à une grande exposition à une qualité d’air intérieur de piètre qualité. Les personnes âgées, les immunosupprimées, les personnes souffrant d’allergies ou les enfants sont les plus vulnérables. Une exposition importante à des particules toxiques en jeune âge peut contribuer à développer des problèmes de santé (problèmes respiratoires en vieillissant).  Au cours des 20 dernières années, le nombre d’enfants de moins de 15 ans qui ont développé de l’asthme a quadruplé. Il s’agit de la maladie chronique la plus commune et elle est principalement due à une mauvaise qualité de l’air causé par la pollution biologique ou chimique.

En procédant à une analyse de la qualité de l’air, on peut détecter les polluants chimiques ou biologiques présents dans l’air. Une fois que nous connaissons la composition de l’air, il est plus facile d’y apporter les correctifs nécessaires afin d’obtenir une qualité de l’air adéquate.

Les analyses de la qualité de l’air sont recommandées dans le cas où il y a eu une infiltration d’eau dans le bâtiment, lors que des moisissures réapparaissent après plusieurs nettoyages, lors d’un achat de maison, lorsque les occupants semblent avoir des problèmes de santé chronique comme des maux de tête, de l’asthme, des pneumonies, des irritations des voies respiratoires et j’en passe. Souvent, lorsque l’air est un problème, ces mêmes personnes iront mieux lorsqu’elle quitte l’habitation pendant quelques jours.

Vous désirez en apprendre davantage :

https://www.caaquebec.com/fr/a-la-maison/conseils/capsules-conseils/conseil/show/sujet/maison-sans-poussiere-ni-contaminants/

https://www.caaquebec.com/fr/a-la-maison/guides/guide-pour-une-maison-en-sante/les-moisissures/

 

La mérule pleureuse (Serpula lacrymans) ce champignon qui envahi votre maison !

On entend parler de plus en plus de la mérule pleureuse au Québec. En effet, le nombre de cas de bâtiments contaminés par ce champignon augmente d’année en année. La mérule a été identifiée dans les années 1940. Elle proviendrait de l’Asie et elle aurait migré en Europe, en Amérique du Nord et du Sud puis en Océanie. Au Québec, des cas ont été répertoriés en Mauricie et Centre-du-Québec, en Outaouais, dans Chaudière-Appalaches et dans le Bas-Saint-Laurent.

Ce champignon est un problème pour les édifices québécois puisqu’il se nourrit de bois humide de type résineux, c’est-à-dire le sapin, l’épinette et le pin. Ce type de bois est grandement utilisé dans le domaine de la construction, ce qui rend toutes les habitations potentiellement susceptibles d’être affectées par la mérule pleureuse. Cependant, il faut des conditions favorables à sa prolifération. Effectivement, elle a besoin de beaucoup d’humidité, de noirceur, d’une température entre 5 et 25 degrés Celsius et de peu de ventilation. Ainsi, on la retrouve surtout dans les édifices qui sont mal entretenus, dans les vides sanitaires, bref dans les lieux où le taux d’humidité est élevé et que la ventilation est réduite.

Ce champignon se nourrit de la cellulose présente dans le bois et provoque la « pourriture sèche » ou aussi appelée « pourriture cubique ». Le bois se dégrade et perd ses propriétés structurelles, ainsi la sécurité de la structure du bâtiment se trouve à être corrompu.

Au départ, la mérule va se retrouver sur du bois dont le taux d’humidité est supérieur à 20 %. Elle aura alors une apparence blanchâtre et grisâtre, cotonneuse, ouateuse ou laineuse. Plus elle va croitre, plus des crêpes gris ou brune vont apparaitre. Ces structures pourront mesurer de 10 à 50 cm. Serpula lacrymans a la capacité de produire des « racines » aussi appelées de rhizomorphes qui peuvent transporter l’eau et les nutriments sur de grandes distances en passant à travers les structures de béton ou à travers les fondations en blocs ou les murs. Ainsi, la mérule (aussi appelé cancer du bâtiment) peut se répandre rapidement dans les endroits qui sont pourtant secs.

 

Afin de limiter sa présence dans votre maison, il est important d’inspecter régulièrement votre vide sanitaire s’il est présent, la fondation, l’entretoit, les fenêtres… Ces inspections devront vérifier la présence d’infiltration d’eau qui favorise l’humidité élevée.

Pour l’instant, l’impact de la mérule est principalement attribué à l’édifice. Aucune étude ou littérature scientifique et médicale ne démontre un impact du champignon sur la santé des occupants. La plupart des symptômes qui ont été éprouvés étaient généralement reliés au fait que de la moisissure peut être présente conjointement à la mérule puisque ces microorganismes vivent dans les mêmes conditions.

Depuis octobre 2018, la Société d’habitation du Québec a développé un Programme d’intervention résidentielle pour la mérule pleureuse afin de fournir une aide aux propriétaires de maison aux prises avec le champignon. Si vous détectez la présence suspecte de cet être vivant, il est important de procéder à des analyses afin de confirmer l’espèce. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’Institut national de santé publique du Québec.

Voici le lien pour la demande d’aide de la Société d’habitation du Québec:

http://www.habitation.gouv.qc.ca/programme/programme/programme_dintervention_residentielle_merule_pleureuse.html

Être en santé au travail, c’est payant pour tous.

On parle souvent de notre maison, mais on oublie que la majorité des gens passent minimum 35 heures au travail. On sous-estime l’importance de la qualité d’air dans notre milieu de travail. Voici les 10 recommandations d’AIRTESTS concernant l’hygiène en milieu intérieur.

L’application de ces règles permet le maintien d’un niveau de salubrité souhaitable/idéal au niveau des bureaux.

1)     Lorsque le système de CVAC (chauffage, ventilation et air conditionné ) fonctionne à l’air pulsé (avec des docks de ventilation),  le système (mécanique et docks) doit faire l’objet d’un nettoyage professionnel au 3-4 ans, maximum 5 ans.

2)     Consulter votre spécialiste en ventilation afin de lui demander le maximum de MERV (mesure d’efficacité des filtres) possible que le système puisse accepter sans endommager le moteur de soufflerie et sans en affecter la performance générale.

3)     Les filtres de fournaise doivent être remplacé de 4 à 6 fois par an selon l’emplacement géographique des bureaux… Par exemple, on retrouve des bureaux en bordure d’autoroute vs au village.

4)     Si les lieux possèdent un échangeur d’air, les préfiltres doivent être changés/nettoyés aux saisons, c’est-à-dire 4x par année. Le cœur-filtre, lui, doit être nettoyé une fois l’an.

5)     Si les bureaux sont chauffés à l’aide de plinthes murales, il est bon de retirer la plaque frontale afin d’y passer l’aspirateur, on recommande que ce soit fait durant le mois de septembre (avant l’hiver).

6)     On s’assure de garder des taux d’humidité relative confortable toute l’année durant, minimum 25% en hiver et maximum 50% en été.

7)     Si les espaces de bureaux sont dépourvus d’un système de ventilation central, parfois l’apport de purificateurs d’air performants est à considérer.

8)     S’il y a des tapis dans l’espace de bureau, ceux-ci devraient être nettoyés à l’aide d’un camion-usine tous les automnes, idéalement au mois d’octobre.

9)     La location de tapis commerciaux dans le lobby/réception des bureaux, lorsqu’ils sont changé à chaque semaine, permet la capture des poussières et contaminants à la source.

10)  Une équipe de ménage doit être active dans ces lieux, et ce de manière régulière à un rythme conséquent à la fréquentation des lieux. Il faut exiger des produits à faible taux de COV (composé organique volatile)

Il est toutefois possible que les lieux demeurent contaminés même après la prise en charge de des recommandations énumérées ci-haut. Ceci est possible  lorsque la contamination y était déjà bien installée (historique de négligence avérée). Des tests de qualité de l’air pourront alors mieux orienter les intervenants quant à la nature des correctifs supplémentaires à apporter afin que les occupants puissent jouir pleinement de leur lieu de travail. Généralement, le meilleur mode opératoire consiste à procéder à l’évaluation de la qualité de l’air en premier lieu, suivi de l’application des recommandations appropriées et d’un test de la qualité de l’air final afin de connaitre l’état réel des lieux post assainissement/décontamination.

Des occupants en santé sont généralement plus heureux et plus performants dans l’accomplissement de leur travail quotidien. Au final, il faut retenir que des lieux de travail sains réduisent le taux d’absentéisme et augmente la productivité de tout un chacun, et ce, au bénéfice de toute l’équipe. Être en santé au travail, c’est payant pour tous.

 

 

TOP 10 – Sources d’amiante dans les bâtiments au Québec

AMIANTE

TOP 10 Sources d’amiante dans les bâtiments résidentiels et commerciaux au Québec. Périodes*

  • Murs et plafond fait de fait de plâtre et ciment appliqué sur des lamelles de bois de 1900 à 1965.
  • Murs et plafond fait de fait de plâtre et ciment appliqué sur du treillis de métal de 1920 à 1965.
  • Ciments à joint d’entre les feuilles de gypse et sur les surfaces de placoplatre de 1960 à 1981.
  • Crépis et stuc décoratif, texture des murs et plafond populaire de  1960 à 1975.

  • Tuiles de plancher (souvent 12’’x 12‘’) marbrées ou tachetées de 1940 à 1980.
  • Isolant thermique de la fournaise et panneau pare-chaleur au-dessus de 1900 à 1981.
  • Isolants de vermiculite au grenier de la maison (parfois murs & sous-planchers) de  1950 à 1980.

  • Isolants thermiques sous forme de flocage dans les combles de 1950 à 1985.
  • Tuiles acoustiques emboitables des plafonds suspendus (faux plafond) de 1955 à 1985
  • Tuiles / panneaux de ciment, recouvrement extérieur du bâtiment de 1940 à 1960

* Plage d’années les plus probantes, cette référence est à titre indicatif seulement.

Au Québec, on n’utilise plus l’amiante sauf dans le ciment ou l’asphalte depuis 1985.

Règle générale, presque tous les bâtiments construits avant 1985 contiennent de l’amiante.

Des centaines de milliers de propriétés résidentielles au Canada contiennent toujours de l’amiante.

L’amiante et son impact sur la santé

L’amiante est un minéral composé de fibres.  On le retrouve naturellement dans l’environnement dans les formations rocheuses.  L’amiante a grandement été utilisé au Canada dans le domaine de la construction de 1930 à 1990.

Mais pourquoi avons-nous utilisé l’amiante ? Ce minérai est doté d’une grande résistance à la chaleur (incombustible, infusible) et à de nombreux produits chimiques. C’est pourquoi il a été utilisé dane plus de 2500 produits de construction. Avant 1990, on l’a donc utilisé pour l’isolation thermique et l’insonorisation des maisons et des bâtiments.

L’amiante a été utilisée dans…

– Matériaux de constructions (carreaux de plafond et desol, revêtement extérieur, bardeaux de couverture, produits à base de ciment…);

– Matériaux de friction (couvre-pédale de débrayage automobile, coussinets de protection et chaussure, pièces de transmission…);

– Vêtement de protection thermique et ignifuges;

– Fournaises et systèmes de chauffage industriels;

– Tissus à base d’amiante;

-Isolant ou emballages thermiques, électriques et acoustiques;

– Des matériaux d’emballage, joints d’étanchéité, revêtements et enduits;

– Des éléments de renforcement de produits en plastique, résines thermodurcies et thermoplastiques;

– Des matières de remplissage dans les résines, les plastiques et les produits de calfeutrage ainsi que dans les revêtements routiers.

L’amiante possèdent plusieurs formes et chacune d’elle sont résistances à la chaleur, au feu et à la décomposition chimique et/ou biologique. L’amiante ne peut se désoudre dans l’eau ou s’évaporer. En d’autres mots, l’amiante  possède des propriétés qui l’empêche de brûler, de subir des réactions importantes lorsqu’il est en contact avec des produits chimique et il ne se décompose pas dans l’environnement. Sur le plan commercial, l’amiante était intéressant aussi pour sa résistance à l’usure, à la friction, à ses capacité d’isolant thermique, acoustique et électrique.

Malgré toutes ses propriétés très intéressantes, les fibres d’amiante ont des effets néfastes sur la santé. Cette fibre est friable et elle peut être inhalée et entrainer différentes maladies chez les individus à long terme.

L’amiantose est une maladie pulmonaire chronique qui consiste en la formation de tissu cicatriciel dans les poumons aussi connu sous le nom de fibrose pulmonaire. Cette dernière entraine une diminution de l’élasticité des poumons. Cette caractéristique est essentielle à une bonne respiration. Si elle est réduite, les poumons ne peuvent accomplir leur rôle à la 100 % réduisant ainsi la capacité de l’inividu à bien respirer. Le symptome le plus souvent observer est l’essouflement. Cette maladie apparait habituellement après pllusieurs années d’exposition aux fibres d’amiante.

Le cancer du poumon est souvent associé aux travailleurs qui ont été exposés à l’amiante. Les risques de le développer varient en fonction du niveau et de la durée de l’exposition, du temps écoulé depuis cette exposition, de l’âge de l’individu lors de l’exposition, s’il était fumeur ou non et  du type de fibres.

Le mésothéliome est plus rare dans la population. On l’observe surtout chez les travailleurs de l’amiante et chez les membres de leur famille. C’est un cancer qui affecte la couche de cellules qui recouvrent les poumons, la cavité abdominale et le coeur.

Malgré ces maladies sévères, l’amiante est dangereux lorsqu’il libère des fibres dans l’air. Ainsi, les matériaux qui sont en bon état, qui ne sont pas friables et qui ne sont pas manipulés ne présentent pas de risque pour la santé.

En résumé, il n’y a pas de risque important pour la santé lorsque le matériau qui contient de l’amiante dans votre maison ou au travail est :

  • fortement lié dans le produit original, et que ce dernier est en bon état;
  • scellé derrière les murs et les planchers;
  • isolé dans un grenier (aucun vas et vient);
  • laissé intact.

Pour plus d’informations …

http://www.lapresse.ca/maison/immobilier/conseils/201711/30/01-5145390-amiante-ou-te-caches-tu.php

https://www.caaquebec.com/fr/a-la-maison/guides/guide-pour-une-maison-en-sante/lamiante/