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BACTÉRIES

BACTÉRIES | DÉFINITION

Image de bactéries vues au microscope

Que sont les bactéries? Les bactéries sont des cellules vivantes microscopiques possédant une structure relativement simple; elles sont unicellulaires. Les infections bactériennes sont contractées par voies respiratoires et digestives ou lors d’inoculation par piqure, par éraflure, par égratignure et par coupure.

Les bactéries de l’air ambiant proviennent de deux sources : les aérosols engendrés par de l’eau comme les humidificateurs, les climatiseurs, les tours de refroidissement et les eaux souillée, etc., et les aérosols engendrés par des humains ou par des animaux.

Les bactéries saprophytes et pathogènes sont dispersées dans l’air par les humains lorsqu’ils éternuent, toussent et parlent. Ces bactéries peuvent survivre pendant des périodes de temps variables dont leur durée est en fonction de la taille des gouttelettes projetées, de la température de l’air, de son humidité relative et de la présence d’un substrat qui lui permet de voyager.

Il est habituellement admis que la transmission des maladies de personne à personne peut se faire par l’exposition à un aérosol, mais peu de gens savent que les bactéries transportées par l’eau, qui sont présentes dans le milieu extérieur, peuvent se multiplier. Ces mêmes bactéries peuvent être dissimulées à l’intérieur des édifices et provoquer des maladies. Certains types de bactéries se retrouvent dans des humidificateurs des systèmes de ventilation. Elles causeraient alors le syndrome appelé « fièvre des humidificateurs ». Ce syndrome est une réponse à des allergènes transportés par l’air qui comprennent des endotoxines d’un bon nombre de bactéries à Gram négatif. Les endotoxines peuvent provoquer de la fièvre, une leucocytose ou la leucopénie (diminution du nombre des globules blancs) chez les humains. De plus, l’exposition de l’épiderme à certaines bactéries peut occasionner des dermatoses (maladie de la peau), etc.

PRÉLÈVEMENTS DES BACTÉRIES

Employé de laboratoire avec un prélèvement de bactéries

Selon la nature des besoins spécifiques propres à chaque situation et en fonction du temps disponible pour l’obtention des résultats fournis par le laboratoire, voici les différentes méthodes de prélèvement utilisées par AIRTESTS dans la recherche de contaminants environnementaux intérieurs :

Méthode 1) Prélèvement des bactéries dans l'air par Bio Impaction Andersen

Bactéries en suspension dans l’air, les paramètres obtenus par ces prélèvements sont le dénombrement, la coloration de Gram avec l’option de recherche avancée l’identification à l’espèce. Les bactéries, les relevés microbiologiques de l’air sont réalisés à la suite de prélèvements à l’aide d’un impacteur Andersen. Grâce au procédé d’impaction, l’air entre dans l’appareil par le dessus de l’unité et les micro-organismes sont séparés et emmagasinés dans milieu de culture approprié par la force d’impaction. Pour les bactéries, sont utilisons simultanément 2 milieux de culture sur pétri soit le MacConkey et le TSA 100. Les prélèvements sont conservés à 4 °C. Les résultats des analyses du laboratoire sont donnés en UFC/m3 (Unité formatrice de Colonie/Mètre cube d’air). L’interprétation des données se fait en comparant les résultats volumétriques entre l’air intérieur et extérieur. La concentration des bactéries devrait être plus faible à l’intérieur qu’à l’extérieur pour le dénombrement et les profils similaires lorsque le milieu intérieur est sain. Les techniques de prélèvement s’appliquent aux bactéries viables seulement (relatif à la croissance en incubateur).

AIRTESTS a adopté un protocole de recherche qui par défaut consiste en une combinaison du dénombrement et de la classification coloration de Gram. À priori, le dénombrement indiquera si la zone évaluée est contaminée ou non, la coloration de Gram indiquera si la famille de bactéries appartient soit à la famille des Gram + ou des Gram -. Exemple de bactéries de la famille de Gram (+) tel que Staphylococcus, Streptococcus, Entérococcus… Exemple de bactéries de la famille de Gram (-) tel qu’Escherichia Coli, Enterobacter, Salmonella… S’il s’avère pertinent dans le processus d’investigation, on choisira de pousser la recherche afin d’identifier à l’espèce 2 à 3 colonies dominantes qui ont été cultivées sur la gélose qui aura été préalablement incubée.

Air - Bactéries (BHAA) Notre protocole de recherche de base inclura les étapes suivantes : 
Dénombrement des BHAA (Gram négatif) sur gélose de type MacConkey
Dénombrement des BHAA sur Gélose de type TSA 100
Classification par coloration de Gram

Notre protocole d’option de recherche avancée inclura cette étape additionnelle :  Identification des 2 à 3 espèces bactériennes dominantes par milieu de culture

Méthode 2) Prélèvement ds bactéries de surfaces sur matrice de type écouvillon

Bactéries viables de surface - les paramètres qui peuvent être obtenus par ces prélèvements sont le dénombrement, coloration de Gram et l’identification à l’espèce. Un échantillon des contaminants de surface pour les analyses microbiologiques est prélevé à l’aide d’un écouvillon spécialement conçu pour le prélèvement et le transport des micro-organismes. Cette méthode de prélèvement est définie sous l'appellation du terme « Frottis-Contact ». Une surface de 100 cm2 (10cmx10cm) ou 25 cm2 (5cmx5cm) sera retenu selon la situation la plus appropriée, sera échantillonné à l’aide d’un écouvillon afin d'obtenir les résultats en UFC/cm2. L’échantillonnage s’applique aux bactéries viables seulement. Ces prélèvements sont effectués habituellement à l’intérieur des conduits ou sur les grilles de ventilations et sur toutes autres surfaces d’apparence suspecte. Le dénombrement est l’étape de base, elle indiquera si la zone évaluée est contaminée ou non, sans plus. La coloration de Gram, l’étape de recherche suivante, elle indiquera la famille de bactéries appartenant soit de Gram positif ou de Gram négatif.

Exemple de bactéries de la famille Gram (+) tel que Staphylococcus, Streptococcus, Entérococcus… Exemple de bactéries de la famille de Gram (-) tel qu’Escherichia Coli, Enterobacter, Salmonella… La troisième et dernière étape de recherche consiste à retenir 1, 2 ou 3 colonies dominantes observées lors de la sélection pour la coloration de Gram et d’en faire l’identification. L’un des avantages de l’identification à l’espèce réside en ce que la connaissance apportée permettra de mieux choisir le biocide approprié à l’éradication.

LES BACTÉRIES DES CLIMATISEURS

Image du filtre de climatiseur remplis de bactéries

Les appareils de climatisation peuvent héberger des virus, bactéries ou moisissures. Lorsque c'est le cas, des infections respiratoires peuvent survenir chez les occupants. La légionellose est une maladie pulmonaire grave, rare et qui peut être potentiellement mortelle. La bactérie Legionella pneumophila est responsable de cette infection. Cette bactérie prolifère facilement en présence d'eau légèrement chauffée et stagnante. Certains climatiseurs utilisent un système de circuits refroidis avec de l'eau. La bactérie s'y multiplie et se retrouve dans l'air. Les individus peuvent se contaminer en respirant des gouttelettes d'eau contaminée. Cette maladie se nomme la « maladie du légionnaire ». Son nom provient des circonstances de sa découverte. En 1976, 200 délégués qui participaient à un congrès de l'American Legion à Philadelphie sont tombés malades. Les autorités sanitaires ont conclu que l'infection respiratoire provenait du système de climatisation de l'hôtel qui était contaminé par la bactérie.

La bactérie peut se développer lorsque toutes les conditions sont réunies. Elles peuvent coloniser les milieux humides mal entretenus ou défectueux. Des systèmes où l'on retrouve de l'eau stagnante qui ne dépasse pas 50 degrés Celsius. Les installations les plus vulnérables sont les circuits de distribution d’eau, les réservoirs à eaux chaudes, les tours de réfrigération, les humidificateurs, les systèmes de climatisation, les bains-tourbillon, les spas, les pommeaux de douche, les piscines, les fontaines, etc. La bactérie se retrouve dans les gouttelettes d'eau générées par les appareils. Elles peuvent alors se retrouver dans l'air et s'introduire dans le système de ventilation. La bactérie se retrouve alors à grandeur de l'édifice.

Il va de soi que le bon entretien des circuits et des installations est important afin de prévenir la prolifération de la bactérie. Le nettoyage et la désinfection régulièrement des systèmes de climatisation et d'humidifications sont importants.

CLINIQUES MÉDICALES

Clinique médicale ou peut se retrouver des bactéries

L'asepsie désigne le fait de prévenir les maladies infectieuses en empêchant la contamination par des bactéries, des microbes, des parasites ou d'autres germes d'une zone déterminée. Elle a pour objectif de réduire la prolifération d'agents pathogènes et la transmission de virus. Que ce soit une entreprise privée ou que ce soit une clinique gouvernementale, ces lieux doivent avoir une qualité de l'air exemplaire.

Des problèmes évitables...trop rarement évités. En Amérique du Nord, nous passons la grande majorité de notre temps à l’intérieur d’un bâtiment, que ce soit pour le travail, la vie familiale ou même dans la pratique de certains sports. Pourtant, dans tous ces lieux que nous fréquentons chaque jour, la qualité d’air est trop souvent préoccupante et vectrice de problèmes sanitaires. Les systèmes de ventilation inadaptés ou mal entretenus et l’absence d’appareils de filtration dans des pièces communes favorisent le développement des allergies et la transmission des maladies contagieuses. Les appareils électriques et électroniques, surtout lorsqu’ils sont nombreux, certains matériaux entreposés ou des produits d’entretien peuvent émettre des composés organiques volatils (COV) toxiques pour les occupants. Après toutes nos années à effectuer des inspections dans les entreprises, nous avons constaté que les problèmes étaient souvent récurrents; même si les bâtiments sont dotés d’appareils de ventilation et de purification de l’air de qualité, l’entretien des filtres et des appareils n’est pas réalisé de façon rigoureuse ni systématique. Rapidement ils ne font que souffler de l’air chargé de particules et de polluants. Lorsque les filtres doivent être changés, les protocoles sont mal connus par ceux qui les manipulent, et non seulement ils mettent leur santé en péril, mais en plus ils remettent dans l’air ambiant les particules qui avaient été recueillies. Et enfin, les changements de filtres sont très couteux et occasionnent des dépenses que les acquéreurs n’avaient pas toujours bien évaluées. Généralement les personnes oublient ou choisissent d’étirer les périodes entre les changements de filtres, et les appareils deviennent inutiles voir dangereux. Un mauvais entretien, un manque de connaissance et un peu de négligence sont les causes de bien des problèmes au travail.

Ce geste simple nous l’effectuons en moyenne 20 000 fois par jour. La pureté de l’air favorise la bonne irrigation du cerveau et renforce notre organisme. C’est un besoin essentiel, alors pourquoi attendre de partir en vacances pour aller respirer « le bon air » ? Dans une classe, un bureau ou une salle de sport, l’air se partage. Lorsqu’il est mal renouvelé et filtré, il favorise aussi le partage des micro-organismes qui y prospèrent, ce qui aboutit notamment à ces épidémies saisonnières de grippes et de gastro-entérites, ou à de multiples autres problèmes de santé selon les contaminants.

La piètre qualité de l’air au travail diminue grandement la productivité des employés et augmente le taux d’absentéisme. Depuis un certain nombre d’années, afin de diminuer les consommations en énergie, les bâtiments sont de mieux en mieux isolés. Cela réduit fortement les infiltrations d’air et donc son renouvèlement. Sans un filtrage adapté, les polluants intérieurs ne sont pas évacués. Un air de mauvaise qualité peut provoquer fatigue, irritation des voies respiratoires, rhume, grippe, asthme, otite et migraine. Pour éviter la propagation des germes, virus, bactéries et pollens, et pour qu’un seul employé ne provoque pas des arrêts maladies en chaine, choisissez le purificateur qui vous convient et conservez vos activités de groupe en toute quiétude.

Les contaminants de l’air intérieur; les effets sur la santé physiologique et psychologique des occupants. Puisque vous passez plus de 80% (même 90%! ) de votre temps dans des pièces closes telles qu’à la maison, à l’école ou au travail… faire tester l’air que vous respirez est un moyen de prévenir toute pathologie susceptible d’affecter votre qualité de vie, de celles de vos employés, de votre famille ou des gens qui vous entourent.

Des polluants biologiques et chimiques. L’air de mauvaise qualité en milieu intérieur est chargé de contaminants qui vous empoisonnent la vie. Les principaux types de polluants de l'air intérieur sont biologiques ou chimiques. Les polluants biologiques proviennent d'organismes vivants, tels que : moisissures, champignons, spores, bactéries, acariens et pollens. Les polluants chimiques sont des gaz, des vapeurs et des particules, tels que : Amiante, micro fibres, composés organiques volatils (COV), formaldéhyde gazeux, plomb et autres métaux, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), poussières de toutes tailles et microparticules. Les virus, bactéries, pollens et autres bioaérosols n’ont pas d’odeurs, tout comme les particules d’amiante ou de métaux, mais pourtant ils peuvent être bien présents dans l’air que nous inspirons et notre nez ne peut pas les déceler. En revanche, si une odeur d’humidité ou de moisissure irrite vos narines, c’est que l’air en est considérablement chargé. Vous êtes en présence d’une décomposition de matériaux organiques surement majeure, pensez à faire analyser l’air de votre local pour en vérifier sa salubrité.

LES CLINIQUES DENTAIRES

Dentiste dans une clinique dentaire

L’air des cabinets dentaires est chaque jour contaminé par la dissémination de millions de microorganismes, notamment à la suite de l’utilisation d’instruments rotatifs et de détartreurs à ultrasons. La quantité de bioaérosols alors générés est variable selon le type de traitement dentaire dispensé. Une étude récente a révélé que, dans une clinique dentaire, le personnel et les patients sont exposés à des concentrations de bioaérosols dentaires pouvant atteindre 186 000 bactéries/m3.Les risques infectieux associés aux bioaérosols dentaires sont bien connus et peuvent être grandement diminués par la mise en place de protocoles d’asepsie.

Les bioaérosols dentaires et les éclaboussures forment un véritable nuage projeté vers les voies aériennes du praticien et du patient, et également sur l’ensemble de l’équipement dentaire et des surfaces voisines du poste de travail. Les bioaérosols dentaires sont des particules affichant un diamètre inférieur ou égal à 50 µm et les éclaboussures sont des particules affichant un diamètre supérieur à 50 µm. Du fait de leur petite taille, les bioaérosols peuvent demeurer en suspension dans l’air jusqu’à plusieurs heures. S’ils ne sont pas interceptés rapidement, les bioaérosols inhalés pénètrent les voies respiratoires plus ou moins profondément selon leur dimension; les particules de diamètre plus importantes se déposent au niveau des fosses nasales tandis que celles de diamètre plus faible (≤ 5 µm) se retrouvent dans les alvéoles pulmonaires et entraînent des infections ou des effets plus graves (asthme, rhinite, etc.). Les éclaboussures seraient donc à l’origine de nombreuses infections oculaires ou cutanées, tandis que les bioaérosols dentaires, eux, seraient à l’origine d’infections de la sphère oto-rhino laryngologique et des voies respiratoires. Par ailleurs, diverses études épidémiologiques suggèrent que les bioaérosols dentaires seraient responsables de la plus forte incidence des infections respiratoires et de la séropositivité à la Legionella pneumophila.

Divers moyens permettent de se prémunir contre la contamination aérienne, entre autres le port de lunettes et de masque. En effet, le masque moulé en microfibres de polypropylène offre un rendement de filtration supérieur à 99%, et les lunettes enveloppantes assurent une protection quasi totale des yeux. Également, une purge des canalisations d’eau de l’unité dentaire élimine les bactéries en suspension de même que des fragments du biofilm et a pour effet de diminuer significativement la quantité de bioaérosols générés par un traitement dentaire. Quant à l’utilisation de l’appareil d’aspiration à buccal haut débit, il réduit considérablement la formation et la dispersion des bioaérosols dans l’environnement du cabinet dentaire pendant le traitement. Par contre, il n’existe aucune preuve scientifique soutenant qu’un bain de bouche avec une solution antiseptique diminue le risque de contracter une infection dans un cabinet dentaire. Il faut savoir qu’une période de deux heures sans traitement dentaire permet de retourner à des niveaux de base acceptables en bioaérosols.

SALLES DE SPORT, YOGA...

Gymnases, clubs sportifs et vestiaires pour toutes les salles de sport, de piscines et de spas.

Image d'une salle de sports

Pratiquer un sport en salle ou profiter d’un moment de détente dans un spa, c’est bien et c’est bon. Et c’est encore mieux lorsqu’on ne ramène pas avec nous un cortège de bactéries. Car promiscuité et transpiration obligent, les clubs de sports sont de véritables nids à microbes. Et tout particulièrement les machines sur lesquelles nous nous dépensons. Tapis de course, vélos d’appartement, poids et haltères sont de véritables bouillons de culture.

Les salles de sport et les vestiaires sont des milieux chauds et humides; ils réunissent donc les conditions idéales pour le développement et la propagation des bactéries, et des particules polluantes. Une bonne filtration de l’air est essentielle pour supprimer les odeurs corporelles provenant de la transpiration, mais aussi pour les virus et les bactéries des clients qui peuvent être malades et contagieux. On pense notamment aux cas de grippes ou de gastroentérites. Par ailleurs, cet environnement, où les sportifs sont confinés, est propice à la propagation des COV contenus dans les machines, dans les tapis de sol, et dans certains revêtements ou produits ménagers. En effet, il ne viendrait à personne l’idée d’aller s’entrainer et respirer à plein poumon dans un compartiment de métro bondé; pourtant, la qualité de l’air peut y être aussi médiocre. Les machines sont des supports parfaits pour le développement des bactéries. Ils recueillent la sueur et toutes les bactéries expulsées par le souffle. Des produits bactéricides sont souvent mis à la disposition des clients pour nettoyer les machines après usage, mais ce geste simple est souvent accompli de façon trop superficielle pour être efficace. Par ailleurs, cela n’empêche pas la diffusion des COV et de particules, qui se volatilisent par frottement, pouvant être contenus dans certains matériaux plastiques tels que les tapis de course, et qui, par conséquent, se diffusent pendant leur utilisation.

Dans une salle de sport, ce sont parfois des groupes de 20 à 30 personnes qui bougent, se dépensent et respirent profondément dans une même pièce. Les groupes se succèdent toute la journée, et la concentration de bactéries en suspension dans l’air est très élevée. Sans un filtrage de l’air adapté et continu, toutes ces personnes repartent inévitablement avec les bactéries de leurs voisins. Les vestiaires ne sont évidemment pas épargnés. Les émissions de vaporisateurs et d’aérosols (parfums et déodorants), et l’humidité des douches, qui propage les bactéries, dont certaines sont responsables des odeurs corporelles, favorisent la formation de moisissures. C’est ainsi que ce lieu que nous fréquentons pour nous mettre en forme peut nous rendre malades.

Qu’en est-il de la qualité de l’air dans les salles de sport et dans les vestiaires? En 20 ans, le chiffre d’affaires du marché du fitness a été multiplié par 10. Une nette progression qui est due à la diversification de l’offre et à la très forte augmentation du nombre d’adhérents aux salles de sport qui y voient un moyen sûr d’améliorer leur santé. Mais est-ce réellement préférable de s’entraîner en salles plutôt qu’à l’extérieur, en plein pic de pollution?

Pour éviter une météo fraîche et capricieuse, nombreux sont ceux qui font le choix du sport intérieur, attirés par des complexes disposant de bonnes infrastructures et d’une variété d’appareils performants. Le désir de fuir le froid et la pollution extérieure peut se comprendre… sauf que, contrairement aux idées reçues, ces sportifs vont s’enfermer dans un endroit encore plus exposé à la pollution de l’air!

Une étude comme mise en garde. Peu de travaux avaient jusqu'à présent porté sur la qualité de l'air intérieur des salles de gym. Pour ce faire, des chercheurs de l'université de Lisbonne au Portugal et de Delft aux Pays-Bas ont placé des équipements de surveillance de la qualité de l'air dans onze salles à travers Lisbonne. Les capteurs ont ainsi mesuré les taux de polluants aux heures où les gymnases connaissent leur pic de fréquentation, en fin d'après-midi et en soirée. Les détecteurs ont été paramétrés pour mesurer, durant au minimum deux heures chaque jour, les taux de polluants tels que le monoxyde et le dioxyde de carbone, l'ozone, ou encore les taux de particules en suspension, comme les poussières, et ceux de divers produits chimiques libérés par les tapis, par les produits de nettoyage, par les meubles ou par la peinture, y compris le formaldéhyde. Les indicateurs ont révélé des concentrations de polluants dépassant les valeurs limites généralement admises pour la garantie d’une bonne qualité de l'air intérieur. Les niveaux maximums étaient atteints durant les cours d'aérobie en soirée, lorsque beaucoup de clients sont réunis dans un espace confiné, remuent de la poussière, transpirent et soufflent fortement, produisant ainsi du dioxyde de carbone à chaque respiration. Des niveaux élevés de dioxyde de carbone peuvent être la marque d'un bâtiment mal ventilé, en particulier lorsque ces valeurs restent élevées pendant des heures, comme c'était le cas durant l'étude.

Il en résulte que les niveaux de ces indicateurs sont plus élevés que la moyenne aux heures de pointe, ce qui présente un danger direct pour les clients. Selon l’étude, la forte concentration de poussières et de produits chimiques, comme le formaldéhyde, est assez inquiétante. Seuls les taux de monoxydes de carbone n’atteignaient pas des standards préoccupants. Ceci combiné à la pollution dégagée par le revêtement des infrastructures, aux produits utilisés pour l’entretien, ça commence à faire beaucoup…

Le sportif est exposé à de la pollution. La mauvaise qualité de l’air intérieur des salles de gym peut provoquer des problèmes respiratoires. De plus, pendant l’exécution de leurs exercices, les amateurs de sport inspirent et respirent plus fort, et les particules polluantes pénètrent leurs poumons en profondeur. Ce qui est inquiétant. Alors, quels sont les risques pour les sportifs de respirer à plein poumon dans les salles de sport? Une étude scientifique apporte des éléments de réponse. Avec l'arrivée du froid et des longues nuits d'hiver, bien des sportifs abandonnent le footing ou autre activité de plein air au profit des salles de gym et de fitness. Même si l'intérêt de pratiquer une activité physique pour préserver sa santé est indéniable, peut-on vraiment pratiquer du sport en salle en toute quiétude? Mauvaise ventilation et risques de problèmes respiratoires. Selon l’étude, ce sont les concentrations élevées en poussières et en produits chimiques, comme le formaldéhyde, qui s'avèrent les plus préoccupantes. En excès, ces substances peuvent contribuer au développement de l'asthme et d'autres problèmes respiratoires. Or, presque tous les gymnases de l'étude présentaient des concentrations de ces substances largement supérieures aux normes généralement admises.

Repenser la ventilation. Selon une étude réalisée par des chercheurs du MIT (Institut de technologie du Massachusetts, Boston)*, lors d’un éternuement ou d’une quinte de toux, nous expulsons un gaz d'air chaud et humide dans lequel sont suspendues des gouttelettes de plusieurs tailles qui contiennent les agents pathogènes responsables des maladies. Grâce à ce nuage, les virus et bactéries peuvent être expulsés jusqu’à 6 mètres de distance. Le nuage composé d'air chaud et humide est plus léger et monte donc plus facilement, notamment vers les systèmes de ventilation au plafond. Par conséquent, les germes portés par les courants d’air contaminent toutes les pièces et s’installent indéfiniment dans les systèmes d’aération. Selon Lydia Bourouiba, auteur principal de l'étude et professeur d'ingénierie civile et environnemental au MIT: « Cette découverte pourrait remettre en question les dispositifs de ventilation dans les hôpitaux, les avions, mais aussi dans les bureaux, qui ne prennent pas en compte cette donnée. »