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TARIFS 2018 - 2019

  • AMIANTE | AIR, VERMICULITE & MATÉRIAUX
  • MOISISSURES | AIR, SURFACES & MATÉRIAUX
  • AUTRES, tous les autres types d’expertises font l’objet d’une étude de cas par cas afin que nous puissions élaborer une proposition qui puisse répondre à vos besoins spécifiques.

Avec l’amiante, la démarche la plus prudente consiste à retenir les services d’une entreprise qui procède aux prélèvements et aux analyses qui soit entièrement indépendante de votre entrepreneur en décontamination avec lequel vous avez l’intention de procéder au travail de désamiantage, en effet l’EPA (Environmental Protection Agency), https://www.epa.gov/ conseille d’éviter de retenir les services d’un seul et même entrepreneur pour effectuer à la fois les travaux correctifs de désamiantage et les travaux analyses en laboratoire. Selon l’ampleur et la nature des travaux, de manière générale, les trois étapes sont…

  • 1) La caractérisation, soit le prélèvement (prélèvements conformes) et l’analyse en laboratoire (méthodes homologuées) des matériaux susceptible de contenir l’amiante (MSCA).
  • 2) L’évaluation quotidienne de qualité de l’air (test ambiant) durant les travaux afin de vérifier la bonne étanchéité des zones et des sas, lorsque la nature des travaux les requiert, selon la durée.
  • 3) Le test final de conformité avant le démantèlement des zones lorsque les travaux de décontamination sont considérés nettoyés et propres. Le démantèlement des zones de travaux est accordé ou non selon les résultats obtenus, en cas d’échec les travaux de nettoyage doivent être repris par l’entrepreneur.

Ne pas respecter cette règle de prudence, car cette situation représente en soi un potentiel de conflit d’intérêts. Par souci de neutralité et sécurité, assurez-vous que l’entreprise qui procède à la décontamination ne soit pas la même qui se charge des prélèvements et des analyses des MSCA avant pendant et après les travaux de décontamination. C’est là, l’unique et meilleure manière de se protéger contre d’éventuelles fraudes.

SECTION 1

AMIANTE

VERMICULITE

À partir de 225 $

Isolant retrouvé au grenier, murs & sous les planchers.

  • Microscopie à Lumière Polarisée (MLP) IRSST 244-3
  • Prélèvement & rapport à partir de 145 $
  • Seulement 80 $ par échantillon analysé
  • Rapport émis en seulement 1 jour
  • Incluant 3 prélèvements* in situ
  • Économique /arrêt au 1er positif**
  • Conformité avec la CNESST
  • Analyse en laboratoire
  • Méthode IRSST 244-3
  • Techniciens certifiés
  • Rapport complet inclus
  • Photographies incluses

*3 échantillons récoltés, le premier est analysé et les 2 autres demeurant disponibles aux fins d’analyse (continuité si négatif)

**La séquence d’analyse est régie par le protocole d’arrêt au premier positif (présence d’amiante)

  • Les tarifs affichés sont hors taxes, taxes applicables.
  • Les tarifs affichés ci-haut sont sujets au frais de transport.
  • Les tarifs affichés sont en vigueur le 01 09 18.
  • Les tarifs affichés sont valides jusqu’au 01 03 19.
  • Les tarifs affichés peuvent changer sans préavis.
  • Les tarifs affichés en dollars canadiens.

MATÉRIAUX

À partir de 225 $

Ciment, plâtre, stucs, calorifuges, tuile de plafond, etc.

  • Matériaux suspectés contenir l’amiante MSCA
  • Microscopie Lumière Polarisée (MLP) IRSST 244-3
  • Prélèvement & rapport à partir de 145 $
  • Seulement 80 $ par échantillon analysé
  • Analyses en laboratoires conformes
  • Rapport émis en seulement 1 jour
  • Incluant 3 prélèvements* in situ
  • 25 $ / prélèvement additionnel
  • Arrêt au 1er positif par ZPSO**
  • Technicien formé et certifié
  • Conformité avec la CNESST
  • Méthode IRSST 244-3
  • Rapport complet inclus
  • Photographies incluses

* Échantillons directement accessibles.
** Zone Présentant des Similitudes d’Ouvrage.

  • Les tarifs affichés sont hors taxes, taxes applicables.
  • Les tarifs affichés ci-haut sont sujets au frais de transport.
  • Les tarifs affichés sont en vigueur le 01 09 18.
  • Les tarifs affichés sont valides jusqu’au 01 03 19.
  • Les tarifs affichés peuvent changer sans préavis.
  • Les tarifs affichés en dollars canadiens.

TUILES DE SOL

À partir de 145 $

Carrelage de plancher à base de produit pétrolier

  • Microscopie Électronique à Transmission (TEM)
  • Méthode TEM IRSST - 244-3/NYS ELAP 198.4
  • Seulement 145 $ par échantillon analysé
  • Analyses en laboratoires conformes
  • Rapport émis en 3 jours seulement
  • Incluant 3 prélèvements* in situ
  • Technicien formé et certifié
  • Conformité avec la CNESST
  • Méthode IRSST 244-3
  • Rapport complet inclus
  • Photographies incluses

* Uniquement dans un contexte d’échantillonnage complémentaire aux prélèvements de matériaux ayant lieu en même temps, sur le même site et avec le technicien déjà sur place. Si nous devons nous déplacer uniquement pour effectuer ce type de prélèvement, des frais d’échantillonnage et de transport seront applicables, contactez-nous pour plus détails à ce sujet.

* Échantillons facilement accessibles, des frais additionnels s’appliquent lorsque les accès sont difficiles et/ou restreints

  • Les tarifs affichés sont hors taxes, taxes applicables.
  • Les tarifs affichés sont en vigueur le 01 09 18
  • Les tarifs affichés sont valides jusqu’au 01 03 19
  • Les tarifs affichés peuvent changer sans préavis
  • Les tarifs affichés en dollars canadiens.

TEST FINAL (AIR)

À partir de 390 $

Tests de conformité avant le retrait des zones

  • Durée de 4 heures ou 3800 litres en volume
  • Microscopie Optique à Contraste de Phase
  • Méthode reconnue IRSST 243-1 (MOCP)
  • Prélèvement & rapport à partir de 245 $
  • Seulement 145 $ par échantillon analysé
  • 1x prélèvement d’air/échantillon inclus
  • 1x blanc de laboratoire, analyse inclus
  • 30% sur 2e prélèvement* à proximité**
  • Rapport émis en 1 jour seulement
  • Service am/pm dispo, sous conditions
  • Analyses en laboratoires conformes
  • Technicien formé et certifié
  • Rapport complet inclus
  • Photographies incluses

*Applicable au 2e échantillon et aux subséquents.

** Même chantier : même étage, moins de 10m2.

  • Les tarifs affichés sont hors taxes, taxes applicables.
  • Les tarifs affichés ci-haut sont sujets au frais de transport.
  • Les tarifs affichés sont en vigueur le 01 09 18.
  • Les tarifs affichés sont valides jusqu’au 01 03 19.
  • Les tarifs affichés peuvent changer sans préavis.
  • Les tarifs affichés en dollars canadiens.

QUOTIDIEN (AIR)

À partir de 290 $

Tests (journalier) de conformité quotidienne

  • Microscopie Optique à Contraste de Phase
  • Méthode reconnue IRSST 243-1 (MOCP)
  • Prélèvement & rapport à partir de 145 $
  • Seulement 145 $ par échantillon soumis
  • 1x prélèvement d’air/échantillon inclus
  • 1x blanc de laboratoire/matrices inclus
  • 50% sur 2e échantillons* d’une même zone**
  • Rapport émis dans même journée, am/pm***
  • Analyses en laboratoires conformes
  • Équipements et matrices sans frais
  • Technicien formé et certifié
  • Conformité avec la CNESST
  • Méthode IRSST 243-1
  • Rapport complet inclus
  • Photographies incluses

*Applicable au 2e échantillon et aux subséquents

** Deux zones contiguës acceptées, sinon frais add.

*** Conditionnel à une session terminée avant 10h30

  • Les tarifs affichés sont hors taxes, taxes applicables.
  • Les tarifs affichés ci-haut sont sujets au frais de transport.
  • Les tarifs affichés sont en vigueur le 01 09 18.
  • Les tarifs affichés sont valides jusqu’au 01 03 19.
  • Les tarifs affichés peuvent changer sans préavis.
  • Les tarifs affichés en dollars canadiens.

ATTENTION LES FIBRES D’AMIANTE REPRÉSENTENT UN RÉEL DANGER POUR LA SANTÉ.

Veuillez prendre note que nous n’offrons pas la réception des échantillons provenant de prélèvements réalisés en libre-service, excepté pour les industries dont le personnel est formé à l’extraction et à la manipulation des matériaux susceptibles de contenir les fibres d’amiante. L’option de déposer des échantillons prélevés en mode libre-service n’est pas offerte pour les raisons suivantes :

  • a) De manière générale, faire soi-même les prélèvements de l’amiante peut représenter un danger puisque la personne qui s'en acquitte dispose rarement de bons équipements de protection, ce qui peut représenter un danger pour sa santé.
  • b) L’extraction de matériaux susceptible de contenir l’amiante de manière inadéquate peut contaminer les lieux créant un état de danger subséquent pour la santé des occupants
  • c) Généralement, les prélèvements en libre-service sont réalisés sans l’application des protocoles appropriés à ces fins, d’où la possibilité d'obtenir un résultat de faux négatif donc des résultats potentiellement erronés.
  • d) En mode libre-service, les lieux de prélèvement sont techniquement inconnus du laboratoire, voilà pourquoi aucune adresse officielle n’est inscrite sur le rapport de laboratoire. Ne pouvant certifier la provenance des échantillons, le rapport émis sans adresse n’aura conséquemment aucune valeur légale.

SECTION 2

MOISISSURES

ANALYSE DE LA QUALITÉ DE L’AIR

DÉNOMBREMENT ET IDENTIFICATION DES SPORES DE MOISISSURES

TEST D’AIR 1 MOISISSURES

À partir de 395 $

Idéal pour…

  • Pour un étage de la maison, au choix sous-sol ou étage.
  • Pour un appartement ou condominium sur un niveau.

TEST D’AIR 2 MOISISSURES

À partir de 495 $

Idéal pour…

  • Pour un bungalow, au sous-sol et au rez-de-chaussée.
  • Pour un appartement ou un condominium sur 2 étages.

TEST D’AIR 3 MOISISSURES

À partir de 595 $

Idéal pour…

  • Pour un cottage, au sous-sol, au rez-de-chaussée et au 1er étage.
  • Pour un appartement ou un condominium sur trois étages.

NOS INTERVENTIONS EN BREF

(TESTS D’AIR MOISISSURES)

  • Analyse de la qualité de l’air intérieur identification des genres de spores de moisissures;
  • Analyse de la qualité de l’air extérieur identification des genres de spores de moisissures;
  • Lecture des paramètres environnementaux du bâtiment, intérieur vs extérieur;
  • Observation générale de l’apparence de conformité de la mécanique du bâtiment;
  • Observation générale de l’apparence de conformité de l’implantation physique du bâtiment;
  • Observation générale de la cinétique de l’eau en potentiel d’infiltration, etc.; (sauf en hiver)
  • Observation générale de la cinétique de l’air, évaluation du potentiel de contamination croisée;
  • Observation générale des systèmes de chauffage et de climatisation (CAVC), état de salubrité.

NOS INTERVENTIONS EN DÉTAILS

(TESTS D’AIR MOISISSURES)

  • Rapport émis en 1 à 2 jours ouvrables sans surcharge
  • Identification des déficiences mécaniques du bâtiment
  • Prélèvement de type compte total, viable et non viable
  • Dénombrement du total des spores de moisissures
  • Identification à l’espèce des spores de moisissures
  • Prélèvement(s) d’air intérieur avec trappe à spores
  • Prélèvement d’air extérieur, étalon comparatif
  • Taux de gaz formaldéhyde (CH2O / HCHO)
  • Taux des composés organiques volatils, COVT
  • Technicien(ne) formé(e) à l’échantillonnage
  • Équipements de mesure et pompes
  • Matrices de prélèvements spécifiques
  • Taux de gaz carbonique ppm CO2;
  • Taux d’humidité relative % HR;
  • Température réelle des lieux
  • Hygrométrie des matériaux
  • Photos de l’état des lieux
  • Photographies des procédés
  • Analyse en laboratoire certifié
  • Rapport de laboratoire certifié
  • Interprétation par pictogrammes
  • Conclusion vulgarisée, intelligible
  • Confirmation de salubrité (si appli.)
  • Guide de mises en garde et sécurité
  • Rapport structuré et complet en PDF
  • Grille d’interprétation et compréhension
  • Guide des moisissures et incidence sur la santé
  • Description des étapes à suivre, options offertes
  • Guide de gestion des moisissures, décontamination
  • Compendium des moisissures, incidences pathologiques
  • Guide d’information en prévention de la contamination
  • Grilles des épreuves immunes diagnostiques en annexe

PRÉLÈVEMENTS OPTIONNELS

(TESTS D’AIR & SURFACES MOISISSURES & BACTÉRIES)

  • Divers prélèvements additionnels optionnels sont disponibles, les tarifs font l’objet d’une soumission.
  • À la lumière de discussion avec le personnel d’AIRTESTS, nous en jugerons de la nécessité.
  • Prélèvement de moisissures de l’air ambiant par spores trap (direct)
  • Prélèvement de moisissures de l’air intra mural par sonde et spore (direct)
  • Prélèvement de moisissures de surface sur lame ou écouvillon (direct)
  • Prélèvement de moisissures, retrait de matériaux (direct)
  • Prélèvement de moisissures en surface, écouvillon (viable)
  • Prélèvement d’air par bio impaction moisissures, dénombrement et identification à l’espèce (viable)
  • Prélèvement d’air par bio impaction moisissures, dénombrement et identification à l’espèce et au genre (viable)
  • Prélèvement d’air par bio impaction bactéries, dénombrement (viable)
  • Prélèvement d’air par bio impaction bactéries, dénombrement, identification à l’espèce (viable)
  • Prélèvement d’air par bio impaction bactéries, dénombrement, identification à l’espèce et au genre (viable)

TERMES ET CONDITIONS

  • La facture est payable au jour des prélèvements in situ.
  • La facture est payable carte de crédit, chèque ou comptant.
  • Les tarifs affichés sont hors taxes, taxes applicables.
  • Les tarifs affichés ci-haut sont sujets au frais de transport.
  • Les tarifs affichés sont en vigueur le 01 09 18.
  • Les tarifs affichés sont valides jusqu’au 01 04 19.
  • Les tarifs affichés peuvent changer sans préavis.
  • Les tarifs affichés en dollars canadiens.

LES ANALYSES SONT EXCLUSIVEMENT RÉALISÉES DANS L’ENCEINTE DE LABORATOIRES CONFORMES & CERTIFIÉS.

Les travaux d’analyses en laboratoires sont certifiés conformes avec la norme internationale ISO 17025. Toutes les méthodes d’échantillonnages sont conformes aux normes et règlements de l’Institut de Recherche en Santé et Sécurité au Travail du Québec (IRSST) et aux règlements sur la Santé et la Sécurité au Travail (CNESST). La prise en charge des échantillons en laboratoire est réalisée par des biotechnologues, des microbiologistes et des chimistes spécialisés dans les secteurs de pointe de leur discipline respective. Toutes les opérations d’analyses réalisées en laboratoire sont reconnues ou accréditées selon la norme ISO/CEI 17025. Les diverses méthodologies d’analyse en laboratoire sont conformes aux normes internationales reconnues par NIOSH, OSHA, ASTM, AOAC, FDA BAM, CTFA, USP, APHA, ASM et U.S. Environmental Protection Agency (EPA). Les programmes internes du laboratoire en assurance et contrôle de la qualité (QA/QC) (Quality Assurance & Quality Control) sont aussi conformes avec la norme ISO 17025. Les travaux d’analyse du laboratoire sont également conformes avec les Standards de la SCHL et de Santé Canada. https://airtests.ca/laboratoires.php

MOISISSURES

MOISISSURES | DÉFINITION

Image de moisissures vues au microscope

Qu'est-ce que la moisissure? Le règne des champignons est constitué d’organismes diversifiés et se décline en deux grandes formes : macroscopiques (visibles à l’œil nu), et microscopiques (invisibles à l’œil nu). Les moisissures deviennent visibles à l’œil nu lorsqu’elles s’enchevêtrent pour former des colonies. On peut conclure que lorsqu'elles sont visibles à l'œil nu, c'est que leur nombre est alors important. L'apparence d'une colonie est très diversifiée; elle peut être d’aspect cotonneux, granuleux ou velouté; de couleurs blanches, noires, vertes ou bleues, etc. Les colonies sont omniprésentes dans tous les milieux de l’environnement et participent activement au recyclage de matière organique en dégradant les matières végétales.

Toutes les particules fongiques sont susceptibles de causer divers effets nocifs sur la santé, selon leur nature et leur quantité, selon le degré d’exposition et la sensibilité des personnes exposées. Le terme moisissure est une appellation commune pour désigner des champignons microscopiques qui se forment sur les aliments et sur les matériaux de construction. Ils se multiplient en émettant des spores dans l’air. Ces dernières ont un diamètre d’environ cinq (5) micromètres. Elles sont particulièrement nocives, car, lorsqu’elles sont présentes dans l’air ambiant, elles peuvent être inhalées et se déposer, par la suite, dans les alvéoles pulmonaires; ce qui peut occasionner des problèmes d’ordre respiratoire.

Les champignons peuvent causer des maladies de plusieurs façons : par les mycotoxines et les allergènes qu’ils produisent, et par des constituants biologiquement actifs de leur paroi cellulaire qui peuvent provoquer de graves signes d’inconfort chez les occupants. Ces effets sont principalement d’ordre respiratoire (irritation et allergies) et immunologique. Un rapport du groupe de travail sur les champignons dans l’air des maisons de Santé Canada et deux études canadiennes récentes ont clairement démontré que l’humidité élevée et la présence de champignons (moisissures) et de leurs toxines peuvent entraîner les problèmes de santé suivants chez les humains :

  • Symptômes des voies respiratoires : toux, crachats, irritation du nez et de la gorge, écoulement nasal, éternuements, respiration bruyante difficulté respiratoire, douleurs thoraciques;
  • Allergies respiratoires : rhinites, alvéolites, bronchites, asthme, pneumonies d’hypersensibilité;
  • Symptômes non respiratoires : irritation des yeux, lésions et infections des tissus, allergies cutanées (irritation de la peau, dermatite);
  • Effets toxiques généraux : fièvre, frissons, maux de tête, nausées, vomissements, diarrhée, déficiences du système immunitaire, fatigue, perte des cheveux.

Pourquoi trouve-t-on de la moisissure dans les maisons et les bâtiments? Le terme moisissure désigne les champignons, les levures, le mildiou et tous les types de moisissures. Ces dernières ainsi que les champignons, sont des éléments naturels de l'environnement et y jouent un rôle essentiel dans la décomposition des feuilles, des arbres et des débris végétaux. Ces microorganismes peuvent pénétrer directement dans un bâtiment ou encore s'y introduire sous la forme de spores en suspension dans l'air. Dans une maison ou un bâtiment, les moisissures et les champignons se logeront généralement sur les murs, les cloisons sèches telles que les plaques ou les enduits de plâtre et les panneaux Sheetrock®, le mobilier, les tissus, le papier peint, les tentures, les carreaux d'un revêtement de plafond ainsi que les tapis et les moquettes. Néanmoins, aucune contamination fongique ni accumulation d’eau la favorisant ne devrait être tolérée en milieu intérieur.

Les moisissures et l'humidité

L’humidité est l’une des causes les plus courantes d’une piètre qualité de l’air dans les bureaux, dans les maisons, dans les salles de classe et dans les espaces intérieurs publics, car elle favorise la croissance des moisissures et des acariens. Les moisissures peuvent se développer dans des endroits humides ou mouillés d’une bâtisse, et ce, en raison d’une fuite d’eau, d’une inondation, d’une infiltration ou d’un taux d’humidité élevé attribuable aux activités humaines. Les moisissures peuvent apparaître sur le bois, le papier, les tissus, les cloisons sèches et l’isolant. On peut les retrouver sur les tissus, les contours de fenêtres, les tapis... Elles peuvent se dissimuler à l’intérieur des murs et au-dessus des carreaux du plafond. Si les moisissures se développent dans un endroit humide, elles peuvent entraîner une détérioration de la qualité de l’air ainsi que des problèmes de santé.

L’exposition à l’humidité et aux moisissures dans les bâtiments constitue un facteur de risque important pouvant causer des maladies respiratoires. Plus particulièrement, on estime que 40 % des résidences canadiennes pourraient présenter des signes d’humidité et de moisissures. Ces dernières sont des champignons microscopiques dont la croissance est favorisée par une humidité élevée, par la présence d’eau stagnante et par une ventilation inadéquate. Lorsqu’elles se développent de façon importante, les moisissures dispersent des particules respirables qui peuvent entraîner, en particulier chez les enfants, des problèmes de santé : irritation des yeux, du nez et de la gorge, écoulements et congestion nasale, et augmentation de la fréquence et de la gravité des crises d’asthme.

Soulignons qu’il demeure difficile d’associer directement des symptômes ressentis par les occupants d’un bâtiment à un profil fongique révélé par des résultats d’analyse en laboratoire. À cet effet, il est plus judicieux d’avoir l’avis d’un médecin. De plus, ces résultats ne peuvent être utilisés seuls pour déclarer une piètre qualité de l’air intérieur. Ils doivent être combinés aux observations in situ, et leur interprétation dépend de la précision des analyses effectuées. Néanmoins, aucune contamination fongique ni aucune accumulation d’eau la favorisant ne devraient être tolérées en milieu intérieur. En milieu intérieur, le principal élément déterminant la prolifération fongique est l’eau et son corollaire, l’humidité (infiltration, condensation, climat humide d’une plantation intérieure, etc.). Sans eux, il n’y a pas de croissance possible de moisissures. L’activité qui découle de la présence de l’eau (et de l’humidité) est donc l’élément le plus important à surveiller pour éviter une contamination.

MOISISSURES | PRÉLÈVEMENTS

Prévlèment de moisissures sur le plancher

Prélèvements et analyses des contaminants biologiques (moisissures). Les analyses des moisissures effectuées en laboratoire sont accréditées par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) du Québec. Tous les échantillons de moisissures prélevés sont analysés en laboratoire et approuvés par des microbiologistes spécialisés en microbiologie. Les techniciens de laboratoire sont certifiés par la Société canadienne d’hypothèques et de logement du Canada (SCHL). Toutes les opérations du laboratoire sont effectuées selon la norme internationale ISO/CEI 17025. Toutes les méthodes d’échantillonnages sont conformes aux normes et aux règlements de l’Institut de recherche en santé et sécurité au travail du Québec (IRSST) et du règlement sur la santé et sur la sécurité au travail de Santé Canada. Les techniciens de prélèvement d’AIRTESTS sont formés en continu selon les protocoles prescrits par le laboratoire.

Selon la nature des besoins spécifiques propres à chaque situation et en fonction du temps disponible pour l’obtention des résultats fournis par le laboratoire, voici les différentes méthodes de prélèvement utilisées par AIRTESTS dans la recherche de contaminants environnementaux intérieurs :

Méthode 1) Prélèvement des moisissures dans l'air par Spores Trap: Les relevés microbiologiques des spores totales de moisissures dans l’air sont réalisés à l’aide de Spore Trap. Les paramètres obtenus par ces prélèvements sont le dénombrement de moisissures totales dans l’air et identification des genres des moisissures.

Afin d’établir un tel type de relevé microbiologique de l’air, les spores de moisissures totales (viables et non viables) doivent être échantillonnées afin d’obtenir un décompte précis des particules fongiques totales dans l’air. Pour ce faire, les échantillons d’air sont prélevés à l’aide d’une pompe et d’une cassette de type Air-O-Cell. Cet échantillonneur de type trappe à spores pompe 75 litres d’air environnant à travers la cassette, et ce, durant 5 minutes. (ou 150 litres durant 10 minutes) Cette cassette est munie d’une lame de microscope enduite d’une pellicule adhésive sur laquelle les particules présentes dans l’air prélevé sont impactées. Les techniques de prélèvement s’appliquent aux spores de moisissures viables et non viables (quantité de spores totale). Il est possible de procéder à un prélèvement intramural afin d'aller inspecter l'air derrière les murs. Il sera possible d'effectuer cette analyse à l'aide d'une sonde qui passe dans une ouverture. Le temps de prélèvement sera diminué à 2 minutes pour un total de 30 litres d'air. Le temps de prélèvement est ainsi diminué puisque l'environnement derrière les murs est généralement plus poussiéreux. La poussière peut limiter et compromettre la lecture des résultats.

Méthode 2) Prélèvement des moisissures dans l'air par Bio Impaction Andersen: Relevés microbiologiques des moisissures champignons-levures dans l’air réalisés par bio-impaction Andersen. Les paramètres obtenus par ces prélèvements sont le dénombrement, l’identification aux genres et aux espèces. Seules les moisissures viables dans l’air sont identifiées avec cette méthode, c’est-à-dire qu’elle ne détecte pas les moisissures mortes qui peuvent toutefois demeurées allergènes.

Les échantillons microbiologiques d’air sont prélevés à l’aide d’un impacteur Andersen. Grâce au procédé d’impaction, l’air entre dans l’appareil par le dessus de l’unité, et les micro-organismes sont séparés et emmagasinés dans un milieu de culture approprié par la force centrifuge. Le milieu de culture utilisé pour les moisissures et pour les levures est l’YM (Rose Bengal Agar). Les prélèvements sont conservés à 4 °C jusqu’à ce qu’ils soient rendus au laboratoire où ils seront incubés pour plusieurs jours. Les résultats des analyses du laboratoire sont donnés en UFC/m3 (Unité formatrice de Colonie/Mètre cube d’air). L’interprétation des données se fait par la comparaison des résultats volumétriques entre l’air intérieur et extérieur; par ailleurs, on devrait retrouver, dans les deux types d’air, une distribution semblable des genres de moisissure, mais une concentration de moisissures plus faible dans l’air l’intérieur. Ces techniques s’appliquent aux moisissures viables seulement. Les recherches par bio-impaction sont fort utiles lorsqu’il s’agit d’investigations approfondies; car cette technique nécessite une période d’attente en laboratoire qui correspond au temps d’incubation, de repiquage et de ré incubation du matériel vivant (cultures sur gélose). Les recherches environnementales approfondies font l’objet de soumissions élaborées et construites sur mesure, au cas par cas.

Méthode 3) Prélèvement des moisissures sur les surfaces par frottis. Un échantillon de contaminants de surface pour les analyses microbiologiques est prélevé à l’aide d’un écouvillon spécialement conçu pour le prélèvement et le transport des micro-organismes. Cette méthode de prélèvement des moisissures est définie sous l’appellation « Frottis-Contact ». Par exemple, une surface de 100 cm2 (10cmx10cm) est échantillonnée à l’aide d’un écouvillon afin d’obtenir les résultats en UFC/100 cm2. L’échantillonnage s’applique aux moisissures viables seulement, toutefois il est à noter que ces résultats ne témoignent pas de la qualité de l’air intérieur. Ces prélèvements sont effectués généralement à l’intérieur des conduits ou sur les grilles de ventilation et sur toutes autres surfaces d’apparence suspecte. Les paramètres obtenus sont le dénombrement des moisissures en surface, l’identification du genre des moisissures en surface et l’identification de l’espèce des moisissures en surface.

Méthode 4) Prélèvement des moisissures sur les surfaces par collage. Les prélèvements sont réalisés à l’aide lame autocollante (tape lift) apposée contre la moisissure, cette méthode est généralement utilisée pour établir une identification partielle identifier des moisissures. Les résultats ne témoignent toutefois pas de la qualité de l’air intérieur.

MOISISSURES, VESTIAIRES

Image de vestiaire sportif

En 20 ans, le chiffre d’affaires du marché du conditionnement physique a été multiplié par 10. Une nette progression qui est due à la diversification de l’offre et à la très forte augmentation du nombre d’adhérents aux salles de sport qui y voient un moyen sécuritaire et efficace de se mettre en forme. Pourtant, les salles d’entraînement sont majoritairement des lieux clos où la ventilation est souvent inadéquate, et la mauvaise qualité de l’air peut représenter des risques pour la santé des clients et du personnel. En effet, le contexte particulier de tels endroits, la transpiration et la promiscuité, favorise l’éclosion d’une panoplie de bactéries, de microbes et de virus qui se retrouvent sur les équipements (tapis de course, vélo stationnaire, poids et haltères, etc.) et dans les vestiaires. Par ailleurs, les gymnases concentrent souvent de 20 à 30 personnes qui respirent profondément lors de leurs exercices, ce qui accentue l’émission et l’inhalation de particules polluantes; tandis que les vestiaires, eux, sont très humides (douches et vapeurs d’eau) sans compter qu’on y émet quantité de produits chimiques par l’utilisation de vaporisateurs et d’aérosols (parfums et déodorants).

Une étude sur la qualité de l’air dans les salles d’entraînement. En Amérique du Nord, les contraintes climatiques poussent un grand nombre de sportifs à s’entraîner à l’intérieur, et cela les expose à un air souvent insalubre et contaminé. Pour le démontrer, nous nous appuierons sur une étude européenne qui s’est intéressée à cette problématique. Lors de cette étude, des chercheurs universitaires de Lisbonne au Portugal et de Delft aux Pays-Bas ont placé des équipements de surveillance de la qualité de l'air dans onze salles à travers Lisbonne. Les capteurs ont ainsi mesuré les taux de polluants aux heures où les gymnases connaissent leur pic de fréquentation, en fin d'après-midi et en soirée. Les détecteurs ont été paramétrés pour mesurer, durant un minimum de deux heures par jour, les taux de polluants tels que le monoxyde de carbone, le dioxyde de carbone, l'ozone ou encore les particules en suspension comme les poussières, mais aussi divers produits chimiques libérés par les tapis, par les produits de nettoyage, par les meubles ou par la peinture, y compris le formaldéhyde.

Les indicateurs ont révélé des concentrations des polluants dépassant les valeurs limites généralement admises. Les niveaux maximums ont été atteints durant les cours d'aérobie en soirée, lorsque beaucoup de clients étaient réunis dans un espace confiné, remuaient de la poussière, transpiraient et soufflaient fortement, produisant ainsi du dioxyde de carbone à chaque respiration. Des niveaux élevés de dioxyde de carbone peuvent être la marque d'un bâtiment mal ventilé, en particulier lorsque ces valeurs restent élevées pendant des heures, comme c'était le cas durant l'étude. Il en résulte que les niveaux de ces indicateurs sont bien plus élevés aux heures de pointe qu’aux autres moments de la journée, ce qui présente un danger direct pour les clients. Les concentrations élevées en poussières et en produits chimiques, comme le formaldéhyde, représentent, en effet, de réels risques pour la santé. En excès, ces substances peuvent contribuer au développement d'asthme et d'autres problèmes respiratoires. Or, presque tous les gymnases de l'étude présentaient des concentrations de ces substances largement supérieures aux normes généralement admises. C’est la mauvaise ventilation, la piètre circulation de l’air, qui accentue la présence de contaminants, comme celle de l’humidité. Les salles d’entraînement devraient donc s’attaquer à la source de ce problème : et il en va de leur crédibilité.

AIRTESTS évalue la qualité de l’air dans tous les milieux intérieurs, nous pouvons vous aider à dépister les COV (composés organiques volatils), les bactéries et les moisissures qui affligent les occupants des lieux. En connaissant l’état réel des lieux, vous serez mieux à même d’intervenir afin d’atténuer les problèmes liés à la mauvaise qualité de l’air, vous augmenterez la sensation de bien-être de gens qui fréquentent les lieux.

CAVE À VINS, CELLIER

Image de cave à vins poussièreuse

La cave à vin n'est pas seulement un local dans lequel on conserve ses bouteilles. Il faut plutôt la concevoir comme l'endroit où les vins vivent, leur habitat en quelque sorte, où ils pourront s’épanouir dans les meilleures conditions et où il sera possible de venir les déguster. Des règles essentielles sont à respecter pour leur conservation, mais aussi pour la santé des œnophiles qui la fréquentent.

La température. La température idéale d’une cave à vin se situe à 12°C. Plus généralement, les écarts saisonniers de température doivent être limités à 5°C, et la température de la cave ne doit jamais descendre en dessous de 8°C l’hiver ou monter au-dessus de 18°C l’été. Dans la plupart des cas, les sous-sols de maisons ou d’immeubles répondent à cette exigence (pour en être certain, il est préférable de vérifier la température avec un thermomètre). Néanmoins, si ce n’est pas le cas, des travaux d’isolation ou l’installation d’un système de réfrigération s’imposent. Il existe des climatiseurs spéciaux pour les caves à vin qui ne dessèchent pas l’air. Il est à noter que plus une cave est située en profondeur, plus sa température est basse et constante, et ce, tout au cours de l’année.

L’humidité. L’hygrométrie (taux d’humidité contenu dans l’air) idéale des caves à vin est de 70% diront certains, mais ce taux de HR est aussi idéal pour la prolifération fongique ! Le taux d’humidité doit être ni trop bas, car les bouchons se dessècheraient (et ne seraient plus totalement étanches, et le vin s’altèrerait), ni trop élevé, sinon les étiquettes et les bouchons moisiraient. L’hygrométrie naturelle des caves convient généralement bien, car la terre, le sable et la pierre régulent naturellement l’humidité. Il est toutefois important de contrôler le taux d’humidité des caves à l’aide d’un hygromètre. Si l’air est trop humide, il est possible de diminuer l’humidité en rajoutant de la terre battue, du gravier ou du sable sur le sol. Si, au contraire, l’air est trop sec, il existe des humidificateurs d’air.

Absence d’odeurs. Le liège est un matériau perméable : le vin communique donc avec l’air de la cave. Afin de préserver le vin, il faut le maintenir à l’abri de toute source d’odeur forte (fioul de chauffage, peinture, fruits, légumes, fromage, garage, etc.).

Aération. Une aération légère et continue est indispensable dans une cave à vin; elle permet d’éviter le développement de champignons lié à un taux d’humidité trop important, et ce, sans perturber la température du local (cas d’une aération trop forte). L’idéal est de disposer d’une aération donnant sur l’extérieur, mais, souvent, un simple petit orifice dans la porte intérieure de la cave suffit.

Absence de vibrations. Le vin doit être conservé à l’abri des vibrations, aussi bien de sources extérieures (métro, route et stationnement) qu’intérieures (machine à laver, appareil de fitness et escalier). En effet, le vieillissement du vin est perturbé par les secousses.

Emplacement. L’emplacement le plus adapté aux celliers est la cave. Idéalement, la pièce doit être enterrée au minimum jusqu’aux deux tiers de sa hauteur et être située à l’angle nord-est du bâtiment (exposition minimale au soleil). Il faut prévoir une pièce de taille suffisante et, si possible, disposant d’un sas qui fait office de transition entre la cave à vin et le reste du bâtiment (réduction des variations de température), et peut-être même de salle de dégustation.

Casiers de rangement. Les bouteilles doivent être conservées couchées, soit dans leur caisse d’origine, soit dans des casiers. Le choix de casiers individuels ou multiples dépend des habitudes d’achat de vin. Lors d’achat de plusieurs caisses d’un même vin, les casiers multiples permettent de stocker davantage de bouteilles. Sinon, il est préférable d’opter pour des casiers simples. Il en existe différents modèles : cylindres en argile, casiers en bois ou métal, étagères à bouteilles. Lors de recherches de solutions de rangement pour les bouteilles de vin, certains mots-clés sont très utiles : « porte-bouteilles », « range-bouteilles », « racks », « rayonnage à bouteilles ».

Finition. Il y a un certain plaisir à peaufiner une cave à vin : l’imagination est sollicitée, libérée, et on peut ainsi créer un espace à sa propre image. Voici tout de même quelques idées pour le choix des matériaux pour revêtir le plafond et les murs : bois nobles, céramique, pierre de taille, gypse. Il ne faut surtout pas oublier qu’une cave à vin doit donner envie d’aller chercher une bouteille.

Obscurité. La lumière dégrade les tannins du vin et accélère son vieillissement en perturbant les cycles naturels de maturation. Les bouteilles de vin doivent donc être conservées dans l’obscurité. Ainsi, les ampoules de faible puissance et les casiers opaques sont fortement recommandés pour l’éclairage et l’entreposage.

Entretien. Une cave à vin n’a pas besoin d’un entretien intensif. Néanmoins, une certaine rigueur en termes de propreté est nécessaire pour réduire les risques d’odeurs et de pourriture. Enfin, prendre soin d’exterminer les insectes évite qu’ils ne s’attaquent aux bouchons des bouteilles.

Le danger des moisissures

Les moisissures et les champignons sont la principale problématique des pièces situées au sous-sol. Puisque leur apparition est souvent liée à un taux d’humidité important dans l’air (supérieur à 50%), celui-ci doit être systématiquement surveillé. Les murs, les morceaux de bois (planches, poutres, etc.), les papiers, les cartons (et les plaques de placoplâtre) et les tissus sont les premiers touchés par les moisissures et les champignons, car ils sont recouverts de poussière ou constitués de cellulose, une matière organique dont les champignons se nourrissent.

On reconnait les moisissures principalement grâce à leur aspect fibreux ou de mousse épaisse de forme circulaire, et à leur odeur de moisi qu’elles dégagent dans la pièce. En revanche, leur couleur peut être très différente en fonction du type de champignon et de sa maturité : noir, marron, blanc, bleu violet, etc.

Les risques engendrés par la présence de moisissures et champignons sont multiples :

  • Risque pour la santé. La mycotoxine est une substance dégagée par les moisissures qui peut se développer dans les poumons et provoquer une aspergillose;
  • Risque pour le contenu de la pièce. Les moisissures risquent de se répandre sur tous les objets stockés dans la cave ou le « garage box ». De plus, les champignons sont souvent responsables de l’apparition de cafards et de blattes;
  • Risque pour votre cave à vin. Un taux excessif d’humidité altère fortement la qualité du vin, tel qu’expliqué ci-dessus;
  • Risque pour le bâtiment. Qui dit moisissures dit présence d’une forte humidité dans la pièce. Celle-ci peut à terme fragiliser les fondations du bâtiment (murs extérieurs, plafonds, etc.).

À ce sujet voici un bel article de Marc André Gagnon de Vin Québec… https://vinquebec.com/node/5091 L'humidité de la cave à vin : un autre mythe.
Il y a beaucoup de mythes dans le monde du vin. Celui de l'humidité de la cave à vin en est un.En parcourant les forums sur le vin, on voit que ce sujet est une préoccupation constante, un stress même, pour plusieurs personnes qui veulent faire vieillir du vin. On a observé qu'en France, certaines caves sont très humides : 75 %. Donc, on dit et on répète que c'est un taux idéal.
Toutefois, nous ne sommes pas à Bordeaux ici. Il fait moins 15 l'hiver au Québec et un taux d'humidité supérieur à 50 % risque d'entraîner des problèmes de condensation et de moisissure sur les murs. Il est d'ailleurs normal que le taux d'humidité baisse l'hiver dans nos contrées froides. C'est une question d'équilibre. De toute manière, si vous conservez vos bouteilles couchées, le côté miroir du bouchon sera constamment imbibé de vin, donc très humide. Ainsi, les bouchons restent généralement intacts un bon 15-20 ans.
J'ai (Marc André Gagnon) une cave à vin depuis plus de 35 ans (pas celle de la photo). Des bouteilles y ont été bien conservées 20 ans. Le taux d'humidité y est généralement de 40 % l'hiver, 50 % et plus l'été, et je n'ai jamais eu de problèmes de bouchons secs. Sauf quelques bouteilles, souvent fraîchement achetées. C'est aussi le cas de plusieurs de mes connaissances. Un taux d'humidité de 40 % permet de bien conserver les vins.
Si le taux d'humidité s'approche du 30 %, il suffira alors de faire sécher son linge au sous-sol, ou d'y placer un bac d'eau et un linge imbibé pour accroître sensiblement le taux d'humidité.
Véronique Dalle qui enseigne à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec ajoute que le taux d'humidité est important si on conserve des barriques, mais pas des bouteilles. Ce mythe est propagé par les vendeurs d'armoires à vin et de compresseurs. Je dois dire que je crains plus les vibrations des compresseurs ainsi que les ondes émises par ces appareils que de supposées déficiences en humidité. Donc, ne stressez pas avec cela. Le taux d'humidité de la cave à 40 % en hiver est tout à fait normal et non préjudiciable à vos beaux flacons.

AIRTESTS évalue la qualité de l’air dans tous les milieux intérieurs, dont les caves à vin, nous pouvons vous aider à dépister les moisissures qui affligent les lieux. En connaissant l’état réel des lieux, vous serez mieux à même d’intervenir afin d’atténuer les problèmes liés à la mauvaise qualité de l’air.