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LA (MAUVAISE) QUALITÉ DE L'AIR AU TRAVAIL

Qualité de l'air au travail

Conduits d'aération poussièreux

L’air des bureaux est-il pollué? Au travail, il n’est pas normal de ressentir des symptômes tels que de la fatigue excessive, des maux de tête, l’irritation des yeux et de la gorge; d’éprouver la sensation de manquer d’air; d’être incommodé par des problèmes d’odeurs; d’avoir de la difficulté à ajuster la température ambiante, etc. Ces situations peuvent être reliées à la qualité de l’air intérieur (QAI), et des contaminants peuvent en être la cause. Pour certains contaminants, des lignes directrices sur les concentrations acceptables à respecter à l’intérieur des bâtiments ont été établies. L’ASHRAE fournit un bon résumé de ces lignes directrices qui incluent plusieurs contaminants dont la source principale est :

  • L’air extérieur (monoxyde de carbone, dioxyde d’azote et dioxyde de soufre);
  • Les COV les plus communs (dont le formaldéhyde);
  • Pour obtenir une bonne qualité de l’air intérieur (QAI), on doit tenir compte de nombreux facteurs tels que :
  • Le type et la quantité des contaminants ainsi que leur déplacement dans l’espace;
  • L’apport d’air extérieur, tant en qualité qu’en quantité;
  • Le mouvement de l’air;
  • La propreté des bureaux et du système de ventilation.

Contaminants intérieurs. Les contaminants dans les bureaux peuvent provenir de nombreuses sources. Parmi ces contaminants, on trouve : Les contaminants extérieurs émis par les véhicules et les usines, comme le monoxyde de carbone et le dioxyde de soufre, qui peuvent pénétrer dans les bâtiments par le biais des systèmes de ventilation et des ouvertures, ou encore s’infiltrer à travers les murs; Les matériaux de construction et le mobilier peuvent aussi contenir des produits chimiques, en particulier des composés organiques volatils (COV), qui sont continuellement relâchés dans l’air intérieur; L’équipement de bureau, comme les imprimantes et les photocopieurs, peut produire de l’ozone et émettre des COV; La poussière et la moisissure peuvent s’accumuler dans les systèmes de ventilation et dans les bureaux, et offrent un milieu propice pour la croissance d’organismes microbiens;

Les occupants eux-mêmes peuvent être une source de contaminants, par les gaz qu’ils produisent, par leur respiration et leur transpiration, par les produits d’hygiène personnelle qu’ils utilisent (comme les parfums et les désodorisants) et par les poussières, poils et squames d’animaux qu’ils transportent à leur travail sur leurs vêtements. Tous ces contaminants peuvent rendre l’air vicié et poussiéreux, dégager des odeurs désagréables et causer l’insatisfaction et l’inconfort des travailleurs; À de fortes concentrations, ces contaminants intérieurs peuvent provoquer des malaises physiques et, dans certains cas, occasionner de graves problèmes de santé. La densité de plus en plus élevée de l’occupation, et la forte concentration du mobilier et du matériel des bureaux à aire ouverte peuvent aussi contribuer à des concentrations accrues de contaminants.

Des lignes directrices sur les concentrations acceptables pour d’autres contaminants ne sont pas encore disponibles. Par exemple, même si les moisissures et les COV ont été associés à des malaises physiques et à une insatisfaction accrue, la recherche actuelle ne permet pas d’établir des lignes directrices fiables sur les concentrations acceptables pour ces contaminants. En l’absence de telles lignes directrices, les concentrations de tous les contaminants intérieurs devraient être maintenues au plus bas niveau possible.

On aurait donc avantage à dépasser les recommandations de l’ASHRAE pour la ventilation des locaux. Les bureaux doivent être suffisamment ventilés avec de l’air extérieur pour diluer les contaminants et pour fournir de l’oxygène aux occupants. Pendant de nombreuses années, la norme 62.1 de l’ASHRAE recommandait un taux d’apport d’air extérieur minimal de 10 litres par seconde par personne (L/s/personne), mais ce taux a été récemment réduit à 8,5 L/s/personne. Cette réduction permet des économies d’énergie, certes, mais son effet sur les occupants n’est pas clair, puisqu’aucune recherche pour comparer ces deux taux n’a encore été effectuée. Toutefois, la recherche existante suggère que des taux d’apport d’air extérieur inférieurs à 10 L/s/personne peuvent provoquer l’inconfort et l’insatisfaction des occupants, accroître les malaises physiques et l’absentéisme, et réduire la performance des employés dans l’exécution de leurs tâches. La recommandation de l’ASHRAE de 8,5 L/s/personne devrait être considérée comme un taux minimum absolu; un taux d’apport d’air extérieur de 10 L/s/personne est en effet préférable pour maintenir une bonne QAI. Le maintien d’une ventilation adéquate dans un espace habité dépend aussi de l’utilisation appropriée du système de ventilation.

Des mesures spéciales devraient être prises – par exemple, augmenter le taux de ventilation ou isoler l’espace – lorsqu’on rénove des bureaux ou qu’on installe des matériaux ou du mobilier neuf, puisqu’ils émettent généralement plus de COV. Comme les taux d’apport d’air extérieur sont déterminés en fonction du nombre d’occupants, il est important d’établir un taux approprié en se basant sur le nombre d’occupants prévu dans les aires ouvertes, et de le réviser lorsque la densité d’occupation vient à changer. Les systèmes de distribution d’air sont des diffuseurs, et les bouches de retour devraient être positionnées et exploitées de façon à ce que l’air soit distribué uniformément dans tous les secteurs de l’aire ouverte, et que les contaminants soient ainsi expulsés ou dilués avec de l’air extérieur.

Les systèmes de distribution d’air utilisés en Amérique du Nord comprennent :

  • Les systèmes mélangeurs (traditionnels);
  • Les systèmes à déplacement d’air;
  • Les systèmes personnels.

La plupart des bureaux à aire ouverte en Amérique du Nord utilisent le système traditionnel à circuits mélangeurs. Si ce système est bien conçu et utilisé, il peut produire une bonne QAI. Des chercheurs de l’IRC ont constaté que la taille des postes de travail, la hauteur des cloisons et l’emplacement des diffuseurs d’air avaient très peu d’effet sur la performance du système traditionnel dans le contrôle des concentrations de contaminants dans les bureaux à aire ouverte (lorsque le taux d’apport d’air extérieur est de 10 litres/seconde/personne). Toutefois, les occupants de postes de travail dotés de cloisons élevées avaient tendance à être moins satisfaits de la ventilation. Il s’agit sans doute davantage d’un effet psychologique que d’une conséquence de l’environnement physique comme tel – car les occupants pensent que les cloisons hautes nuisent à une bonne circulation d’air. Pour cette raison, on devrait éviter d’installer des cloisons de plus de 1,68 m (66 po) de haut.

Les systèmes à déplacement d’air et les systèmes personnels peuvent tous deux produire une QAI supérieure (par rapport aux systèmes traditionnels), à condition que l’air contaminé et vicié s’élève suffisamment au-dessus de la tête des occupants. Mais ces systèmes peuvent aussi occasionner un inconfort thermique s’ils ne sont pas employés correctement. Les systèmes à déplacement d’air soufflent l’air au niveau du plancher, ce qui peut donner lieu à des courants d’air si la température de l’air entrant n’est pas contrôlée correctement. Ils peuvent aussi créer des gradients de température entre le haut et le bas de la pièce qui peut être inconfortable s’ils sont trop importants.

Les facteurs qui contribuent à une bonne QAI. Les contaminants peuvent s’accumuler dans les espaces de bureaux et dans les systèmes de ventilation. Ainsi, un nettoyage régulier et en profondeur des bureaux et du système de ventilation est de mise, car il permet de réduire l’accumulation de poussières, de COV et de microbes, et permet donc d’améliorer la satisfaction des occupants et de réduire les malaises physiques. En revanche, certaines techniques de nettoyage peuvent provoquer temporairement une redistribution de la poussière dans l’air, et de nombreux produits de nettoyage contiennent des COV; pour ces raisons, ces activités devraient être entreprises lorsque les bureaux ne sont pas occupés.

Contrôle des sources de contaminants. La meilleure façon d’améliorer la QAI est d’empêcher les contaminants de pénétrer dans l’espace de bureau. Une meilleure sélection des matériaux et des produits utilisés permet de réduire la quantité de COV émis, particulièrement lorsque de nouveaux matériaux sont introduits dans le bâtiment. Afin d’empêcher les contaminants extérieurs de pénétrer dans les bureaux, il faut utiliser des filtres à air à haute efficacité dans le système de ventilation.

SYNDROME DU BÂTIMENT MALSAIN

Syndrome du bâtiment malsain représenté par des employés qui semblent avoir mal à la tête

Le Syndrome du Bâtiment Malsain (SBM) est utilisé pour décrire une situation dans laquelle les occupants de tours à bureaux souffrent de problèmes aigus de santé ou de sensations d’inconforts qui semblent liés directement au temps passé à l’intérieur de ce bâtiment. Les travailleurs victimes de ce syndrome peuvent être ceux qui sont localisés dans une pièce ou dans une zone particulière, ou peuvent provenir de l’ensemble du bâtiment. Généralement, les symptômes/signes du SBM sont les suivants :

  • Allergies
  • Crises d’asthme
  • Démangeaisons cutanées
  • Difficulté de concentration
  • Étourdissements
  • Fatigue chronique
  • Irritabilité
  • Irritation de la gorge
  • Douleurs thoraciques
  • Essoufflement rapide
  • Œdème
  • Palpitations
  • Complications lors d’une grossesse
  • Irritation des yeux
  • Irritation du nez
  • Maux de tête
  • Nausées
  • Peau sèche
  • Sensibilité aux odeurs
  • Symptômes du rhume
  • Toux sèche
  • Voix enrouée

Le syndrome des bâtiments malsains (SBM) se reconnait à divers symptômes non spécifiques chez les occupants d’un même bâtiment, dans un même environnement de travail par exemple. Dans un contexte de travail où le SBM sévit, il y a une baisse de la productivité et une augmentation du niveau d’absentéisme chez les travailleurs qui en ressentent les contrecoups. De plus en plus, les entreprises reconnaissent les risques professionnels et financiers dus au SBM et prennent ce problème au sérieux. Des problèmes évitables...trop rarement évités. | Même si la plupart des bâtiments commerciaux sont dotés d’appareils de ventilation et de purification de l’air, ils sont tributaires du bon entretien que l’on leurs procure, l’entretien des appareils et changement des filtres sont souvent réalisé manière peu convenable; rapidement les systèmes de ventilation ne font que souffler de l’air chargé de particules polluantes.

Facteurs pouvant être responsables du SBM au travail | Les contaminants chimiques de sources extérieure et intérieure Les contaminants de source extérieure proviennent principalement des véhicules à moteur, des évents de plomberie, et des évents d’admission d’air pour les salles de bain et les cuisines. Il y a pollution de l’air intérieur lorsque des gaz nocifs ou des polluants sont mal évacués du bâtiment ou pénètrent par des fenêtres ou par d’autres ouvertures. Il s’agit souvent de sous-produits de combustion qui proviennent d’un garage adjacent au bâtiment; ou de radon, de formaldéhyde, d’amiante, de poussière ou de particule de plomb (que l’on retrouve dans la peinture).

Les contaminants de source intérieure sont en grande majorité des composés organiques volatils (COV). Les COV proviennent d’une vaste étendue de produits (pour de plus amples détails sur les COV, : adhésifs, tissus d’ameublement, tapis, photocopieuses, produits du bois fabriqué, pesticides, agents de nettoyage, fumée de tabac, particules qui peuvent être inhalés, et sous-produits.

POLLUANTS BIOLOGIQUES & CHIMIQUES.

Culture bactérienne de polluants biologiques

L’air de mauvaise qualité en milieu intérieur est chargé de contaminants qui vous empoisonnent la vie. Les principaux types de polluants de l'air intérieur sont biologiques ou chimiques. Les polluants biologiques proviennent d'organismes vivants, tels que : moisissures, champignons, spores, bactéries, acariens et pollens. Les polluants chimiques sont des gaz, des vapeurs et des particules, tels que : Amiante, micro fibres, composés organiques volatils (COV), formaldéhyde gazeux, plomb et autres métaux, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), poussières de toutes tailles et microparticules. Les virus, bactéries, pollens et autres bioaérosols n’ont pas d’odeurs, tout comme les particules d’amiante ou de métaux, mais pourtant ils peuvent être bien présents dans l’air que nous inspirons. Cette fois notre nez ne peut pas les déceler. En revanche, si une odeur d’humidité ou de moisissure irrite vos narines, c’est que l’air en est considérablement chargé. Vous êtes en présence d’une décomposition de matériaux organiques surement majeure, pensez à faire analyser l’air de votre local pour en vérifier sa salubrité. Si des travaux de rénovation sont nécessaires, purificateurs AIRTESTS pourra vous aider mieux cibler de moisissures, présence de COV (Composés Organiques Volatils) tels que solvants, peintures, etc

La piètre qualité de l’air au travail diminue grandement la productivité des employés et augmente le taux d’absentéisme. Depuis un certain nombre d’années, afin de diminuer les consommations en énergie, les bâtiments sont de mieux en mieux isolés. Cela réduit fortement les infiltrations d’air et donc son renouvèlement. Sans un filtrage adapté, les polluants intérieurs ne sont pas évacués. Un air de mauvaise qualité peut provoquer fatigue, irritation des voies respiratoires, rhume, grippe, asthme, otite et migraine. Pour éviter la propagation des germes, virus, bactéries et pollens, et pour qu’un seul employé ne provoque pas des arrêts maladies en chaine, choisissez le purificateur qui vous convient et conservez vos activités de groupe en toute quiétude.

Les problèmes de qualité de l'air peuvent provenir ...

  • Environnement interne : température, humidité.
  • Contaminants aériens : produits chimiques, poussières, moisissures, vapeurs, gaz ou odeurs.
  • Apport insuffisant d'air frais provenant de l'extérieur.

Les contaminants de l’air intérieur; les effets sur la santé physiologique et psychologique des occupants.Puisque vous passez plus de 90% de votre temps dans des pièces closes telles qu’à la maison, à l’école ou au travail… faire tester l’air que vous respirez est un moyen de prévenir toute pathologie susceptible d’affecter votre qualité de vie, de celles de vos employés, de votre famille ou des gens qui vous entourent. Que ce soit dans le secteur résidentiel, commercial - SBM – Syndrome du Bâtiment Malsain (tours à bureaux, hôtels, salles de concert…), industriel (usines et chaînes de production…), institutionnel (CHSLD, hôpitaux…), gouvernemental (édifices de la fonction publique…), on n’échappe pas à cet air qui nous est imposé.

Dans le segment commercial, il est impératif de contrôler la qualité de l'air et de l’environnement puisqu’un grand nombre d’individus se côtoient dans un contexte de proximité; cette combinaison circonstancielle rend la propagation dans l'air des virus, bactéries et champignons plus probante. En règle générale, les prélèvements d’échantillons servant aux tests de la qualité de l'air sont effectués depuis le sous-sol dans les zones d’infiltration d’eau jusqu’aux conduits de ventilation les plus élevés du bâtiment.

MALADIES NOSOCOMIALES

Vue d'une infection noscomicale vue au microscope

Dans les établissements de santé québécois, on évalue qu’entre 80 000 et 90 000 personnes sont atteintes d’une infection nosocomiale, ce qui correspond à 10 % des admissions. Plusieurs études ont démontré qu’il est possible de réduire de près du tiers le nombre de nouveaux cas, en mettant en place un programme bien structuré. Depuis plusieurs années, des professionnels de la santé, notamment des microbiologistes infectiologues et des infirmières en prévention et contrôle des infections, consacrent temps et énergie à cette activité dans les établissements du réseau de la santé, là où commence la lutte contre ces infections, là où se trouve la responsabilité première de prévention et de contrôle de ces infections. Le milieu hospitalier est un endroit où se retrouve quotidiennement un grand nombre de personnes pour y recevoir des soins de santé. Ces personnes peuvent être plus vulnérables aux infections ou encore, être elles-mêmes porteuses d’une infection transmissible.

Ici comme ailleurs dans le monde, l’expérience nous a appris que plusieurs procédures et interventions effectuées en milieu de soins et l’absence de certaines mesures est susceptible de favoriser la transmission des infections. Les façons de faire peuvent entraîner des niveaux d’infections plus élevés que ceux qui seraient attendus. C’est pourquoi autant les modes d’intervention et les procédures que la survenue d’infections nosocomiales, c’est-à-dire les infections acquises dans les milieux de soins, doivent faire l’objet d’une surveillance constante.

Un service de santé constitue un milieu d’interactions complexes entre le patient, les interventions qu’il subit et l’environnement hospitalier. La condition physique et la flore microbienne du patient, le traitement administré et l’instrumentation utilisée pour les soins sont tous des facteurs ayant une incidence sur le risque d’acquisition et de transmission d’une infection. Bien qu’il s’agisse d’un phénomène inéluctable, les connaissances actuelles ne permettant pas d’entrevoir son éradication, la saine gestion de ce risque dans une perspective de qualité des soins doit être visée. * Source: Santé et Services Sociaux Québec.

GAZ COMMUNS CO, CO2, NO2…

Image de fumée provenant de gaz toxique

Gaz carbonique, CO2. Le dioxyde de carbone, un gaz incolore et inodore, est un constituant normal de l’atmosphère que l’on retrouve à des concentrations variant de 350 à 400 ppm. Dans le milieu intérieur, le gaz carbonique est principalement produit par les occupants eux-mêmes. La concentration du CO2 dans l’air pourra, sous certaines conditions, être un bon indicateur de l’efficacité du système de ventilation; elle est exprimée en partie par million (ppm). Pour obtenir une qualité d’air intérieur acceptable, il est recommandé que les taux de CO2 ne dépassent pas 700 ppm de plus que les taux observés à l’extérieur. Le CO2 n’est toxique qu’à des concentrations élevées La norme ASHRAE 62-1989 (Ventilation for Acceptable Indoor Air Quality) recommande un taux de ventilation minimal de 10 litres/seconde par personne pour assurer la QAI dans les bureaux; ce taux peut être obtenu par la méthode de ventilation. La norme ASHRAE propose également une autre méthode : la procédure QAI, elle consiste à utiliser des concentrations acceptables de certains contaminants afin d’obtenir une bonne QAI. Dans le cas d’un taux d’occupation courant et d’activités normales, le taux de ventilation extérieur minimal de 10 litres/seconde par personne donnerait une concentration de dioxyde de carbone de 850 ppm dans un état stable de l’espace occupé. Un état de malaise prononcé se traduit par une nette difficulté à respirer et apparait lorsqu’on atteint une concentration de 10 000 ppm de CO2; notez que cet état d’inconfort varie beaucoup d’une personne à l’autre.

Le dioxyde d’azote, NO2. Ce gaz peut être présent dans le milieu intérieur par l'utilisation d'appareils au gaz comme les cuisinières à gaz, les chauffe-eau, les foyers, les appareils de chauffage, les génératrices... Ce gaz peut aussi être produit par un véhicule qu'on laisse fonctionner dans un garage ou par la fumée de cigarette. Le dioxyde d'azote peut aggraver les symptômes d’asthme, réduire le bon fonctionnement du système respiratoire (toux, respiration sifflante)... La meilleure prévention consiste à entretenir adéquatement les appareils sur une base annuelle et à éviter d’utiliser des appareils à combustion dans des espaces clos, non ventilés ou même mal ventilés.

Monoxyde de carbone CO. Ce gaz toxique est invisible et inodore et n'irrite pas. Il est donc impossible de détecter sa présence dans l'air sans un appareil de détection. Il est donc fortement conseillé d’installer des avertisseurs de CO dans les maisons possédant des appareils à combustion. Le monoxyde de carbone (CO), provenant du fonctionnement d’une voiture dans un garage ou encore d’un appareil de chauffage défectueux, est un gaz toxique redoutable en raison de ses propriétés asphyxiantes. Il s'accumule rapidement dans le sang et empêche l'oxygène d'être transporté par les globules rouges et ainsi de bien oxygéner l'individu.
Légère exposition : maux de tête, écoulement nasal, irritation des yeux, symptômes de type grippaux, etc.
Moyenne exposition : somnolence, étourdissement, vomissement, désorientation, confusion, etc.
Forte exposition : évanouissement, lésion cérébrale, mort.

POUSSIÈRES INCONNUES

Personne qui souffle la poussière accumulée sur un livre

Les poussières sont des particules solides très fines qui demeurent en suspension dans l'air. Ce sont généralement des particules qui se détachent des matériaux, de tissus, d'aliments, de la peau, des poils d'animaux, de la fumée de combustion... Elles peuvent provenir de nos activités quotidiennes ou de l'environnement extérieur. La poussière est donc une accumulation de plusieurs composantes dont on ignore la composition. Il faut la faire analyser afin de connaitre toutes les particules qui la composent. Par le système respiratoire, elles peuvent pénétrer à l'intérieur de l'organisme en fonction de sa taille. Les « poussières totales » ont des tailles variant de 10 à 100 microns et qui peuvent être retenues au niveau de la fosse nasale. Les poussières respirables dont la taille varie de 5 à 10 microns peuvent pénétrer dans la trachée, les poumons et les bronchioles. Elles peuvent aussi être avalées ou cracher par l'individu. Les poussières qui sont très fines (0,5 micron) peuvent se déposer dans les alvéoles pulmonaires. La poussière peut se retrouver dans les tapis, les tissus, les rideaux, les divans, les appareils de ventilation et leurs conduits, les foyers, la cuisine, les plinthes, les moulures... bref un peu partout dans le bâtiment.

Risques pour la santé. La poussière associée à une humidité inadéquate favorise la reproduction des acariens. Ces derniers peuvent provoquer des irritations cutanées, des allergies, des problèmes respiratoires... Les risques reliés aux poussières dépendent aussi du type dont il s'agit. On peut observer chez les individus différents effets tels que :

  • Gêne respiratoire;
  • Allergies;
  • Effets toxiques sur l'organisme;
  • Lésions au niveau du nez;
  • Effets fibrogènes (ex. prolifération de tissus conjonctifs dans les poumons);
  • Cancer

La dose que l'organisme va absorber varie en fonction de sa concentration et de la durée d'exposition au contaminant en question. Les risques de toxicité et l'intensité de la réaction sont proportionnels à l'absorption. L'état de santé et le bon fonctionnement des organes de l'individu peuvent également influencer le niveau d'intoxication à une substance. Généralement, les travailleurs qui fument le tabac voient les effets toxiques augmenter. La fumée de tabac peut faire augmente les effets de la poussière sur les voies respiratoires puisqu'elle a déjà diminué l'efficacité des poumons ce qui ralentit leur nettoyage au niveau des cellules respiratoires. Par exemple, il a été démontré que le tabac et l'amiante et/ou la silice lorsque l'exposition est simultané, créer une action synergique qui augmente les effets nocifs du contaminant.

Pour réduire la quantité de poussières présentes dans l'environnement, il faut...

  • Passer l'aspirateur un minimum de 1 fois par semaine;
  • Époussetez un minimum de 1 fois par semaine;
  • Changez les filtres des purificateurs, climatiseurs, échangeurs d'air aux minimum 2 fois par année, idéalement 4 fois l’an;
  • Faire nettoyer les HVAC, fournaises, les conduits de ventilation et de chauffage aux 5 ans maximum;
  • Faire nettoyer les systèmes de climatisation annuellement (coils) :
  • Limitez la présence de tapis qui accumulent la poussière;