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GAZ identification (plus de 400 gaz détectables)

Bonbonnes de gaz divers

La détection de gaz dangereux ou toxiques pour la santé est possible. Cette détection peut se faire à l'aide de tubes réactifs colorimétriques, de tubes dosimétriques. Les tubes réactifs colorimétriques sont des dispositifs de mesure ponctuelle de gaz. Ces tubes sont spécifiques pour un gaz en particulier. Ils mesurent en quelques secondes la concentration précise d'un gaz présent dans l'air. Ce système de mesure nécessite une pompe manuelle afin d'effectuer l'échantillonnage. Ce type de dispositif est généralement utilisé afin de déterminer la présence de gaz toxiques ou asphyxiants. Les tubes dosimétriques permettent de mesurer les valeurs moyennes d'exposition (VME). Ils permettent donc d'évaluer la présence d'un gaz sur une durée déterminé selon les besoins. Chaque tube est spécifique d'un type de gaz.

Méthane (CH4)

Le méthane est un gaz incolore, inodore et inflammable. Généralement, on y rajoute un agent odorant afin de permettre sa détection lors de fuite de gaz. Il s'agit d'un gaz à effet de serre (GES). En 2005, au Québec, il représentait 12,1 % des GES rejetés dans l'air. Les gisements fossiles sont les principales sources de méthane. Il provient donc de la décomposition de la matière organique qui s'est produite pendant des millions d'années. Il compose ce qu'on appelle le « gaz naturel ». Sa composition varie en fonction de la nature des matières organiques fossilisées et des conditions physico-chimiques du milieu. Par exemple, au Québec, le gaz naturel utilisé est composé de 95,4 % de méthane, 1,8 % d'éthane, 1,9 % d'azote, 0,7 % de dioxyde de carbone et de 0,2 % d'un mélange d'hydrocarbures simple comme le butane, le propane et l'isobutane.

On retrouve le gaz naturel un peu partout dans les secteurs domestique, industriel et agricole. Il est principalement commercialisé sous forme de gaz comprimé.

Le méthane est utilisé dans l'industrie chimique pour la synthèse ou fabrication de nombreux produits dont :

  • L'acétylène
  • Le méthanol
  • L'éthanol
  • L'ammoniac
  • Le chloroforme
  • L'acide cyanhydrique
  • Le chlorure de méthyle
  • Le chlorure de méthylène
  • Le noir de carbone

Le méthane est aussi utilisé dans divers procédés, tel que :

  • La production de dépôt chimique en phase vapeur de films de carbure et de diamant.
  • La fabrication de protéines synthétiques.

En milieu de travail, l'exposition au méthane se fait principalement lorsqu'il est à l'état gazeux. Le méthane est un gaz asphyxiant puisqu'il remplace l'oxygène dans l'air lorsqu'il est absorbé par l'organisme.

Chlore (Cl)

Le chlore gazeux est utilisé comme agent désinfectant et stérilisant dans le traitement des eaux. Il sert aussi de matière première pour la synthèse de nombreux composés organiques et inorganiques. Au Québec, il a été utilisé longtemps comme agent de blanchiment pour les pâtes et papiers.L'exposition la plus fréquente à ce gaz survient suite au mélange accidentel ou lors de l'ouverture de contenants d'hypochlorite de calcium solide ou d'acide trichloroisocyanurique (chlore de piscine en granules).

Le chlore est très toxique et il peut être mortel en cas d'inhalation. Il est corrosif pour les voies respiratoires. Lorsqu'un individu subit une exposition sévère à court terme des effets à long terme sur les voies respiratoires peuvent être observés. Le chlore est également corrosif pour la peau et les yeux provoquant des brûlures.

Dioxyde de chlore (ClO2)

Le dioxyde de chlore est principalement utilisé comme agent blanchissant dans l'industrie des pâtes et papiers. Il peut aussi être utilisé (usage restreint) :

  • Dans le blanchissement de fibres textiles
  • Comme désinfectant dans plusieurs usines d'eau potable
  • Dans l'industrie alimentaire pour le contrôle des microbes
  • Dans les champs pétrolifères pour enlever des biofilms, contrôler les odeurs ou neutraliser certains composés

En milieu de travail, l'exposition au dioxyde de chlore se fait surtout par inhalation ou par contact cutané avec le gaz. Le dioxyde de chlore est irritant et corrosif pour la peau, les yeux, les voies respiratoires et digestives. Généralement, la gravité des symptômes varie selon l'exposition (durée de contact, concentration du produit, etc.). Le dioxyde de chlore peut provoquer de grave brûlure, des ulcères, de la nécrose ou des cicatrices qui peuvent être permanentes sur la peau. Généralement, les brûlures ou lésions aux yeux sont irréversibles jusqu'à provoquer une cécité (aveuglement). Lorsque ce gaz pénètre les poumons, il peut causer de l'œdème pulmonaire (principalement toux et difficultés respiratoires) se manifestent souvent après un délai pouvant aller jusqu'à 48 heures.

Formaldéhyde (CH2O)

Le formaldéhyde est un gaz incolore couramment utilisé dans le monde entier en guise de désinfectant et d’agent de conservation. Il est également employé dans de nombreux produits d’entretien et dans certains matériaux de construction. Lorsqu’il est présent à des niveaux élevés dans l’air, il dégage une odeur âcre. Le formaldéhyde se retrouve à de faibles taux dans tous les immeubles. Le formaldéhyde est un irritant. Une exposition à court terme à des taux élevés de formaldéhyde peut causer des sensations de brûlure aux yeux, au nez et à la gorge. L’exposition à long terme à des taux modérés de formaldéhyde peut être associée à des problèmes respiratoires et à des allergies, en particulier chez les enfants.

Monoxyde de carbone (CO)

Ce gaz toxique est invisible et inodore et n'irrite pas. Il est donc impossible de détecter sa présence dans l'air sans un appareil de détection. Il est donc fortement conseillé d’installer des avertisseurs de CO dans les maisons possédant des appareils à combustion. Le monoxyde de carbone (CO), provenant du fonctionnement d’une voiture dans un garage ou encore d’un appareil de chauffage défectueux, est un gaz toxique redoutable en raison de ses propriétés asphyxiantes. Il s'accumule rapidement dans le sang et empêche l'oxygène d'être transporté par les globules rouges et ainsi de bien oxygéner l'individu. Légère exposition : maux de tête, écoulement nasal, irritation des yeux, symptômes de type grippaux, etc. Moyenne exposition : somnolence, étourdissement, vomissement, désorientation, confusion, etc. Forte exposition : évanouissement, lésion cérébrale, mort.

Le dioxyde d’azote (NO2)

Ce gaz peut être présent dans le milieu intérieur par l'utilisation d'appareils à combustion. Ce gaz peut aussi être produit par un véhicule qu'on laisse fonctionner dans un garage. Le dioxyde d'azote peut aggraver les symptômes d’asthme, réduire le bon fonctionnement du système respiratoire (toux, respiration sifflante)... La meilleure prévention consiste à entretenir adéquatement les appareils sur une base annuelle et à éviter d’utiliser des appareils à combustion dans des espaces clos, non ventilés ou même mal ventilés. L'exposition au dioxyde d'azote en milieu de travail est causée principalement par ses vapeurs. Certains secteurs de l'industrie peuvent contribuer à l'émission de dioxyde d'azote dans l'air. Les travailleurs impliqués dans ces secteurs d'activités sont sujets à une exposition significative à ce gaz.

  • L’emploi d'explosifs nitrés dans les mines et sur les chantiers hydroélectriques
  • L'incinération des ordures dans les incinérateurs et les cimenteries
  • L'utilisation d'appareils de chauffage au charbon, au gaz ou autre hydrocarbure
  • La fermentation de grains entreposés en silo.

Gaz carbonique (CO2)

Le dioxyde de carbone, un gaz incolore et inodore, est un constituant normal de l’atmosphère que l’on retrouve à des concentrations variant de 350 à 400 ppm. Dans le milieu intérieur, le gaz carbonique est principalement produit par les occupants eux-mêmes. La concentration du CO2 dans l’air pourra, sous certaines conditions, être un bon indicateur de l’efficacité du système de ventilation; elle est exprimée en partie par million (ppm). Pour obtenir une qualité d’air intérieur acceptable, il est recommandé que les taux de CO2 ne dépassent pas 700 ppm de plus que les taux observés à l’extérieur. Le CO2 n’est toxique qu’à des concentrations élevées (la norme ASHRAE 62-1989 (Ventilation for Acceptable Indoor Air Quality) recommande un taux de ventilation minimal de 10 litres/seconde par personne pour assurer la QAI dans les bureaux; ce taux peut être obtenu par la méthode de ventilation. La norme ASHRAE propose également une autre méthode : la procédure QAI, elle consiste à utiliser des concentrations acceptables de certains contaminants afin d’obtenir une bonne QAI. Dans le cas d’un taux d’occupation courant et d’activités normales, le taux de ventilation extérieur minimal de 10 litres/seconde par personne donnerait une concentration de dioxyde de carbone de 850 ppm dans un état stable de l’espace occupé.

Un état de malaise prononcé se traduit par une nette difficulté à respirer et apparait lorsqu’on atteint une concentration de 10 000 ppm de CO2; notez que cet état d’inconfort varie beaucoup d’une personne à l’autre.

Fumée verte représentant du gaz toxique

Sulfure d'hydrogène (H2S)

Le sulfure d'hydrogène est un gaz dangereux. Il se forme naturellement lors de la décomposition de la matière organique et lors de procédés industriels. En faible concentration, il a une odeur d'œufs pourris. Par contre, l'odorat des travailleurs n'est pas un indicatif de la concentration de ce gaz dans l'air. Ce gaz lorsqu'il est inhalé peut se rendre dans la circulation sanguine. Un empoisonnement peut se produire lorsque les concentrations sont trop élevées, empêchant le corps de bien l'éliminer de façon naturelle.

Une exposition à des niveaux faible de sulfure d'hydrogène entraine des maux de tête, des étourdissements, une perte d'équilibre, de l'agitation, de la nausée et de la diarrhée. Une exposition chronique à de faibles concentrations peut entrainer une intoxication chronique dont les symptômes sont un ralentissement du rythme cardiaque, de la fatigue, de l'insomnie, des sueurs froides, des infections oculaires, une perte de poids... Lorsque l'intoxication est détectée à temps, l'individu peut être traité et les effets seront réversibles. Lorsqu'il y a une intoxication aiguë, certains individus peuvent avoir des symptômes à long terme comme la perte de mémoire, la dépression et la paralysie de certains muscles faciaux.

Les travailleurs qui sont généralement exposés à ce gaz sont ceux qui travaillent dans les égouts, dans les usines d'assainissement des eaux usées... De plus, les travailleurs en excavation qui font des travaux dans des zones ouvertes à forte teneur en matières organiques (marécages, sites d'enfouissement) peuvent être exposés.

Autres exemples de gaz

Acide chlorhydrique (HCl)
Fluorure d'hydrogène (HF)
Ammoniac (NH3)
Nous pouvons identifier la présence de 400 gaz différents en milieu industriel.