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COV, GAZ & FUMÉES

Pollution chimique de l'air

Plusieurs produits domestique dont la présence requiert un test d'air

Les polluants chimiques de l'air sont des gaz, des nanoparticules ou des microparticules provenant d’appareils de combustion, de la fumée de tabac, de produits domestiques et de soins personnels, et de divers matériaux de construction et de meubles pouvant contenir de grandes quantités de composés organiques volatils (COV). Test et détection des composés organiques volatils (COV) Le débit d’air présent dans les maisons ou dans les bureaux est une super-autoroute pour les composés chimiques qui créent des odeurs, de la fumée et des gaz. Cela favorise la propagation de substances chimiques appelées composés organiques volatils (COV); les plus connues sont les produits pétroliers comme les carburants, le formaldéhyde et l’acétone. Ils peuvent se dégager d’autres sources telles que :

  • Les aérosols
  • L’alcool à réchaud
  • Les assainisseurs d’air
  • Les bois de charpente
  • La cire et le cirage
  • Les colles de construction
  • Les composants électriques
  • Les produits de cosmétique
  • Les nettoyants ménagers
  • Les décapants
  • Les détachants
  • Les détergents
  • Les diluants
  • Fixatifs à cheveux
  • La fumée de cigarette
  • Les insecticides
  • Le linoléum
  • matériaux de construction
  • Les meubles
  • Les moquettes
  • Les mousses isolantes
  • Les nettoyants
  • Les peintures
  • Les produits de nettoyage
  • Les vernis à ongles
  • Les vernis à plancher
  • Les vernis des meubles

Composés organiques volatils

Comme leur nom l’indique, les Composés Organiques Volatils (COV) se définissent en trois principaux points : ils sont un regroupement de deux ou de plusieurs éléments; ils sont d’origine biologique parce qu’ils renferment du carbone et de l’hydrogène; et, finalement, ils sont considérés comme volatils puisqu’ils s’évaporent à la température ambiante et qu’on peut les vaporiser facilement.

Le carbone et l’hydrogène servent à la confection de plusieurs produits chimiques; cela fait en sorte que les COV sont présents dans une vaste étendue de ces produits et qu’il y a plusieurs sources possibles d’émission de COV dans l’air intérieur (à ce sujet, voir la liste ci-dessus).

Plusieurs COV sont reconnus comme étant toxiques, et certains, comme le benzène et le formaldéhyde, ont été identifiés comme étant cancérogènes. Même si l’on n’a pas recensé d’effets nocifs sur la santé pour les autres COV, on demeure tout de même dans l’incertitude quant au risque que pourrait engendrer une longue exposition à ce type de produits chimiques à des taux couramment présents dans les maisons. Bien que l’on s’accorde sur le fait que la plupart des COV comportent peu de risques pour la santé, la vigilance demeure de mise, puisque les effets d’une exposition aux COV diffèrent d’un contexte à l’autre; cela dépend des taux et de la durée d’exposition, et, surtout, de la sensibilité de chaque personne aux différentes substances chimiques. Par mesure de précaution, il est recommandé de réduire, si possible, les taux de COV.

C’est le caractère organique des COV, puisqu’ils sont à base d’hydrocarbures, qui les rend volatils : c’est-à-dire qu’ils s’évaporent et qu’ils se vaporisent à température ambiante. On peut penser, par exemple, à l’essence, un produit pétrolier issu d’une multitude de composés organiques, qui réagit comme tel. On peut penser aussi aux colles constituées de parties d’animaux bouillies (hydrocarbures) qu’on utilise dans la production de produits de bois, des revêtements de sol en vinyle, etc., et qui se vaporisent ou qui produisent des effluves gazeux (dégagement gazeux), et ce, même après avoir durci. Ce qui rend la compréhension de l’activité des COV plus difficile est qu’on ne distingue pas l’évaporation de la vaporisation : toutes deux étant considérées comme le changement d’un solide à l’état liquide ou gazeux ou à l’état de vapeur liquide. Pour être plus juste, il faut se référer uniquement à la notion de vaporisation dans les cas de matière émanant d’organisme biologique non transformé par l’humain. D’autres organismes biologiques, comme les moisissures qui diffusent leurs spores dans l’air ambiant, les matières fécales des acariens, la poussière, ont la capacité de vaporiser des protéines nuisibles qui affectent la muqueuse des poumons. Ces derniers jouent un rôle important dans la pollution de l’environnement intérieur avec des émissions parfois bénignes, mais le plus souvent dangereuses pour la santé, et ce, à court ou à long terme.

Polluants provenant de meubles et de matériaux de construction
Une forte proportion de COV se retrouve dans des produits domestiques courants tels : des meubles, des matelas, des armoires, des matériaux de construction, du papier peint, des produits nettoyants et de la colle. Ces produits peuvent dégager des gaz dans l’air intérieur; c’est ce qu’on appelle des « émanations de gaz ». On doit également tenir compte du fait que des matériaux de construction, comme les isolants qui contiennent de l’amiante et la peinture qui contient du plomb, peuvent libérer des poussières et des particules nocives lorsqu’ils sont manipulés, surtout lors de travaux de rénovation qui nécessitent leur déplacement ou leur retrait. Encore une fois, AIRTESTS vous conseille de vous renseigner sur les risques pour la santé que peuvent engendrer certains produits ménagers et certains matériaux de construction, et sur les précautions à prendre avant d’enclencher des travaux qui pourraient compromettre la santé des résidents ou de votre famille. De plus, en cas d’exposition, les jeunes enfants sont le plus à risque, car leur appareil respiratoire n’est pas complètement développé. Il faut donc les protéger davantage et être attentif à l’apparition des symptômes relatifs à l’exposition de COV : irritations des yeux, des voies respiratoires et digestives, maux de tête, sensations d’ivresse, de vertige et de nausée.

Les produits toxiques domestiques sont une source de COV. Une exposition à ces produits se fait par contact direct, ingestion ou inhalation. Les effets sur la santé varient selon la durée d'exposition : Une exposition à court termine survient au moment de l'application du produit. Cela peut engendrer des nausées, étourdissements, des réactions allergiques ou de l'irritation au niveau des yeux, de la peau et des voies respiratoires. Une exposition à long terme, quant à elle, peut entrainer de l'hypersensibilité et parfois même le cancer. Certains COV sont plus dangereux que d'autres, par exemple :

  • Le benzène : infection de la moelle osseuse, leucémie et dépression du système nerveux;
  • Le toluène : maux de tête, nausées, étourdissement et dépression du système nerveux;`
  • Les xylènes : nausées, fatigue, étourdissements, problèmes aux reins et au foie.

Ces trois COV sont retrouvés principalement dans des produits créés à base de pétrole comme les adhésifs, les diluants, les solvants, les décapants, les vernis, la peinture et la teinture... Afin de prévenir une exposition au COV, il est possible de penser à utiliser des produits ménagers beaucoup moins toxiques et donc plus écologiques. Sinon, s'assurer que l'entreposage des produits est conforme et assurez-vous de prendre les bonnes précautions lorsque vous les utilisez. Formaldéhyde. Le formaldéhyde est un gaz incolore couramment utilisé dans le monde entier en guise de désinfectant et d’agent de conservation. Il est également employé dans de nombreux produits ménagers et dans certains matériaux de construction. Lorsqu’il est présent à des niveaux élevés dans l’air, il dégage une odeur âcre. Le formaldéhyde se retrouve à de faibles taux dans toutes les maisons et dans tous les immeubles. Les principales sources de formaldéhyde dans l’air intérieur sont les suivantes :

  • la fumée du tabac;
  • la fumée des poêles à bois et des foyers;
  • les émanations de véhicules à l’intérieur des garages adjacents aux maisons;
  • les peintures au latex, les colles, les adhésifs, les vernis et les laques;
  • le papier peint, le carton et les articles en papier;
  • les détergents à vaisselle, les assouplissants textiles, le cirage à chaussures et les nettoyants à tapis;
  • certains cosmétiques (vernis et durcisseurs à ongles);
  • les tissus infroissables (pour les rideaux, pour les draps et pour les vêtements);
  • les meubles, les armoires et les matériaux de construction faits de panneaux de particules, de panneaux de fibres à densité moyenne, de bois dur, de panneaux de contre-plaqué et de certains plastiques moulés.
  • Le formaldéhyde est un irritant. Une exposition à court terme à des taux élevés de formaldéhyde peut causer des sensations de brûlure aux yeux, au nez et à la gorge. L’exposition à long terme à des taux modérés de formaldéhyde peut être associée à des problèmes respiratoires et à des allergies, en particulier chez les enfants.

Contaminants gazeux communs CO, CO2, NO2…

Monoxyde de carbone (CO)
Ce gaz toxique est invisible et inodore et n'irrite pas. Il est donc impossible de détecter sa présence dans l'air sans un appareil de détection. Il est donc fortement conseillé d’installer des avertisseurs de CO dans les maisons possédant des appareils à combustion. Le monoxyde de carbone (CO), provenant du fonctionnement d’une voiture dans un garage ou encore d’un appareil de chauffage défectueux, est un gaz toxique redoutable en raison de ses propriétés asphyxiantes. Il s'accumule rapidement dans le sang et empêche l'oxygène d'être transporté par les globules rouges et ainsi de bien oxygéner l'individu. Légère exposition : maux de tête, écoulement nasal, irritation des yeux, symptômes de type grippaux, etc. Moyenne exposition : somnolence, étourdissement, vomissement, désorientation, confusion, etc. Forte exposition : évanouissement, lésion cérébrale, mort.

Le dioxyde d’azote (NO2)
Ce gaz peut être présent dans le milieu intérieur par l'utilisation d'appareils au gaz comme les cuisinières à gaz, les chauffe-eau, les foyers, les appareils de chauffage, les génératrices... Ce gaz peut aussi être produit par un véhicule qu'on laisse fonctionner dans un garage ou par la fumée de cigarette. Le dioxyde d'azote peut aggraver les symptômes d’asthme, réduire le bon fonctionnement du système respiratoire (toux, respiration sifflante)... La meilleure prévention consiste à entretenir adéquatement les appareils sur une base annuelle et à éviter d’utiliser des appareils à combustion dans des espaces clos, non ventilés ou même mal ventilés.

Gaz carbonique (CO2)
Le dioxyde de carbone, un gaz incolore et inodore, est un constituant normal de l’atmosphère que l’on retrouve à des concentrations variant de 350 à 400 ppm. Dans le milieu intérieur, le gaz carbonique est principalement produit par les occupants eux-mêmes. La concentration du CO2 dans l’air pourra, sous certaines conditions, être un bon indicateur de l’efficacité du système de ventilation; elle est exprimée en partie par million (ppm). Pour obtenir une qualité d’air intérieur acceptable, il est recommandé que les taux de CO2 ne dépassent pas 700 ppm de plus que les taux observés à l’extérieur. Le CO2 n’est toxique qu’à des concentrations élevées

Fumée de cigarette

Fumée de cigarette

La toxicité du tabac est largement reconnue; on a recensé, dans sa composition, environ 4000 substances dont plusieurs peuvent causer le cancer, et ce, autant chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Parmi ces 4000 substances toxiques, plus d’une quarantaine d'entre elles sont des composés cancérogènes connus. Ces ingrédients sont entre autres, la nicotine, le goudron, le monoxyde de carbone, le formaldéhyde, l'ammoniac, le cyanure d'hydrogène, l'arsenic et le DDT.

La fumée secondaire du tabac
En effet, on sait que la fumée secondaire, c’est-à-dire ce qui est expiré par le fumeur ou ce qui se dégage du bout allumé d’une cigarette, est un COV nocif qui représente un risque important pour la santé de tous les gens qui y sont exposés. Cette fumée est d'ailleurs plus nocive que celle inhalée par le fumeur puisque des produits cancérigènes s'y retrouvent en quantité beaucoup plus importante. On y retrouve deux fois plus de nicotine et de goudron. Plus en détail, on retrouve...

  • L'Arsenic : Ce dernier est un métal qu'on retrouve aussi dans des insecticides. Il est présent dans la cigarette puisque plusieurs producteurs de tabac l'utilisent sur leurs plants.
  • Le Cadmium : est un métal lourd qu'on utilise dans les batteries de voiture. Le fumeur inhale environ 20 % de la quantité totale de cadmium présent dans a cigarette.
  • Le Phosphore est un minéral utilisé comme fertilisant ou détergent à lessive. Il peut entrainer une irritation des muqueuses et leur inflammation. À long terme, le phosphore peut détruire les os.
  • La Nicotine : C'est une substance qui crée la dépendance chez le fumeur. Des études démontrent que la dépendance à la nicotine peut être aussi forte que celle à l'héroïne ou à la cocaïne. La nicotine se rend au cerveau en 7 secondes après l'inhalation. Elle agit comme stimulant du système nerveux, elle augmente le rythme cardiaque et la tension artérielle. Elle crée de la vasoconstriction (resserrement des vaisseaux sanguins) au niveau de l'épiderme contribuant à l'apparition des rides. Elle a aussi pour effet de diminuer le stress et la sensation de manger. Elle est présente naturelle dans le tabac et la quantité (concentration) varie en fonction de la partie de la plante utilisée.
  • Le Benzène : Il a été longtemps utilisé dans la fabrication d'encre, de caoutchouc, de laque et de décapant à peinture. Aujourd'hui, on sait qu'il est la cause de plusieurs cancers et de la leucémie chez l’humain.
  • Le monoxyde de carbone : il diminue le transport de l'oxygène au corps par les globules rouges réduisant ainsi la capacité de l'individu à bien s'oxygéner. C'est ce qui explique pourquoi les fumeurs sont généralement essoufflés rapidement après un effort.
  • Acide cyanhydrique : Il a été utilisé comme poison mortel dans les chambres à gaz à l'époque. Il est malgré tout présent dans à faible dose dans la cigarette. Il a pour effet d'endommager les petits cils qui protègent le système pulmonaire, ce qui leur permet de s'accumuler plus facilement dans les poumons.
  • Formaldéhyde : sont utilisés comme liquide pour embaumer les cadavres. Il s'agit d'un important produit cancérogène.

Voici la liste partielle des ingrédients qui composent la cigarette (140/4000) :

  • Acétaldéhyde
  • Acide acétique
  • Acétone
  • Acétonitrile
  • Acétylène
  • Acides (autres, 6)
  • Acroléine
  • Acrylonitrile
  • Alcools (7)
  • Aldéhydes (6)
  • Alcaloïdes (17)
  • Alcanes (20)
  • Alcènes (16)
  • Amines (16)
  • 3-aminobiphényle
  • 4-aminobiphényle
  • 1-aminonapthalène
  • 2-aminonapthalène
  • Ammoniac
  • Anabasine
  • Anatabine
  • Aniline
  • Anthracènes (5)
  • Argon
  • Arsenic
  • Benzène
  • Benzo[a]anthracène
  • Benzo[a]pyrène
  • Benzo[b]fluoranthène
  • Benzo[j]fluoranthène
  • Benzo[k]fluoranthène
  • Benzofuranes (4)
  • Bipyridyles (4)
  • 1,3-Butadiène
  • Butyraldéhyde
  • Cadmium
  • Campestrol
  • Dioxyde de carbone
  • Monoxyde de carbone
  • Catéchols
  • Cholestérol
  • Chrome
  • Chrysène
  • m+p-crésol
  • o-crésol
  • Crotonaldéhyde
  • Cyclotènes (10)
  • Dibenzo[a,h]acridine
  • Dibenzo[a,j]acridine
  • Dibenzo[a,h]anthracène
  • 7H-Dibenzo[c,g]carbazole
  • Dibenzo[a,i]pyrène
  • Dibenzo[a,l]pyrène
  • Dihydroxybenzènes (autres)
  • 1,1-diméthylhydrazine
  • Eau
  • Fluoranthènes (7)
  • Fluorènes (7)
  • Formaldéhyde
  • Acide formique
  • Furanes (5)
  • Glycérol
  • Goudron
  • n-Hentriacontane
  • Hydrazine
  • Hydrocarbures
  • Hydrogène
  • Acide cyanhydrique
  • Acide sulfhydrique
  • Hydroquinone
  • Indéno[1,2,3-cd]pyrène
  • Isoprène
  • Indoles (14)
  • Cétones (3)
  • Acide lactique
  • Plomb
  • Limonène
  • Acide linoléique
  • Acide linolénique
  • Hydrazide maléique
  • Mercure
  • Méthane
  • Méthanol
  • Méthylamine
  • Méthanoate de méthyle
  • 5-Méthylchrysène
  • Méthyléthylcétone
  • 4-(Méthylnitrosoamino)-1-(3-pyridyl)-1-butanone (NNK)
  • n-Méthylpyrrolidine
  • Naphthalènes (24)
  • 2-Naphthylamine
  • Néophytadiènes (4)
  • Nickel
  • Nicotine
  • Monoxyde d'azote
  • Nitriles (10)
  • Oxydes d'azote
  • 2-Nitropropane
  • Nitrosamines
  • N-Nitrosoanabasine (NAB)
  • N-Nitrosoanatabine (NAT)
  • N-Nitrosodiéthanolamine
  • N-Nitrosodiéthylamine
  • N-Nitrosodiméthylamine
  • N-Nitrosométhyléthylamine
  • N-Nitrosomorpholine
  • N-Nitrosonornicotine (NNN)
  • N-Nitrosopyrrolidène
  • Oxygène
  • Acide palmitique
  • Phénanthrènes (7)
  • Phénols (46)
  • Picolines
  • Polonium-210 (Radon)
  • Polyphénols
  • Propionaldéhyde
  • Acide propionique
  • Pyrazines (volatiles) (18)
  • Pyrènes (6)
  • Pyridines (26)
  • Pyrrole
  • Pyrrolidène
  • Quinolines (7)
  • Quinones
  • Résorcinol
  • Sélénium
  • Scopolétine
  • Sitostérol
  • Skatole
  • Solanesol
  • Acide stéarique
  • Stigmastérol
  • Styrène
  • Terpènes (200-250)
  • Toludines
  • Toluène
  • ortho-Toluidine
  • Uréthane (Carbamate d'éthyle)
  • Chlorure de vinyle
  • 3-Vinylpyridine

La fumée de cigarette demeure plusieurs heures dans une pièce. Il n'existe aucun système de ventilation ou d'épuration d'air qui est assez efficace pour l'éliminer complètement. Ouvrir une fenêtre, fumer dans une seule pièce et fumer sous la hotte de la cuisinière ne sont pas des méthodes efficaces pour réduire la fumée. Il faut donc éviter complètement de fumer à l'intérieur. De plus, les produits chimiques qui composent la fumée peuvent demeurer longtemps après que la cigarette soit éteinte dans l'air, sur les murs, les meubles, les tapis, les jouets... Ainsi, les individus en contact avec ses matières peuvent quand même subir les effets de la fumée secondaire.

Les dommages causés par une exposition à de la fumée secondaire peuvent être importants : augmentation des symptômes d’irritation respiratoire, augmentation de la fréquence des épisodes et de la gravité de l’asthme et même le développement d’un cancer. Il faut ajouter à cela que les jeunes enfants sont plus fragiles à l’égard de la fumée secondaire, et sont plus susceptibles de développer des infections respiratoires comme la pneumonie, la bronchite et la bronchiolite; on rapporte même de nouveaux cas d’asthme chez les enfants qui y sont exposés avant l’âge d’un an. Avec les connaissances scientifiques que l’on a aujourd’hui sur les dangers de la cigarette, il est fortement recommandé de ne jamais fumer à l’intérieur, quand cela n’est pas interdit, que ce soit à la maison ou au travail. Il est à noter qu’aucune maison ni aucun bureau ne sont à l’abri de la génération et de la circulation des COV.

Vos voisins fument? Vous sentez l'odeur de cigarette dans votre logement? La fumée de cigarette peut entrer par les portes ouvertes, les fenêtres, par les crevasses et les brèches présentes dans les murs, les planchers ou les plafonds. Par les systèmes de ventilation, les prises électriques et téléphoniques, par les câbles, les luminaires et les tuyaux. Des tests de qualité d'air sont disponibles afin de détecter les types de contaminants à laquelle s'exposent les occupants. Des tests de surface sont aussi disponibles afin de déterminer s'il y a eu un fumeur dans les lieux avant l'achat de la propriété.

Fumée de cannabis

Fumée de canabis

Le cannabis contient sensiblement les mêmes substances chimiques que la cigarette. Contrairement aux cigarettes, le joint ne contient pas de filtre pour limiter la quantité de substances toxiques d'entrée dans les poumons. De plus, un joint de cannabis contient même jusqu'à 50 % plus de goudron qu'une cigarette. Les gens qui fument le cannabis respirent la fumée plus profondément que lorsqu'ils fument de la cigarette augmentant ainsi l'impact sur les poumons. Peu d'études ont été faites pour déterminer l'impact de la fumée secondaire du cannabis sur la santé. Par contre, tout porte à croire que les effets sont néfastes pour la santé tout comme la fumée secondaire du tabac.

Les produits de cannabis sont produits à partir de la plante Cannabis sativa. Ces dernières contiennent plus de 585 produits chimiques dont 120 qu'on nomme cannabinoïdes. Il important que le produit acheté soit de qualité puisque parfois on peut y retrouver des pesticides, des moisissures, des métaux lourds, des hormones de croissance...

Les principaux cannabinoïdes sont :

  • Le THC (delta-9-tétrahydrocannabinol) qui provoque les principaux effets psychoactifs;
  • Le cannabinol (CBN) qui produit des effets psychoactifs (environ 10 % du THC);
  • Le cannabidiol (CBD) qui n'a aucun effet psychoactif, mais a des propriétés anti-inflammatoires, analgésiques, antinausées, antiémétiques, antipsychotiques, antiischémiques, anxiolytiques et antiépileptiques.

Leur concentration varie en fonction de la variété de cannabis, des conditions du sol et climatiques et finalement des techniques de culture.

Un individu qui fume des joints de cannabis s'expose aux mêmes risques que la cigarette soit...

  • Cancer de la gorge
  • Cancer des poumons
  • Augmentation/aggravation des problèmes respiratoires (bronchite chronique, toux chronique, respiration sifflante...)
Les tests d’analyses disponibles pour le moment sont des tests de surface qui permettent entre autres de détecter la présence de résidu de cannabis qui aurait pu être laissé par les anciens occupants ou les occupants actuels des lieux.

Radon, gaz radioactif

Schéma indiquant l'infiltration du radon, faire un test de radon

Le radon est un gaz radioactif qui est issu de la décomposition naturelle de l'uranium présent naturellement dans les roches, le sol et l'eau souterraine. Il est inodore, incolore et sans goût. Le radon s'échappe du sol pour se retrouver dans l'air. À l'extérieur, il ne représente aucun danger puisque sa concentration y est diluée. Cependant, il peut s'infiltrer dans les maisons ou tout autre bâtiment. Lorsqu'il se retrouve à l'intérieur, il y est emprisonné et il peut s'accumuler et atteindre des concentrations élevées. Dans ces cas, il peut alors être nocif pour la santé des occupants. Effectivement, à long terme, le seul risque réel connu lors d'une exposition dans milieu où les concentrations y sont élevées est de développer le cancer du poumon. Cependant, les risques sont en fonction de 3 facteurs importants soit la concentration du radon, la durée d'exposition de l'occupant et ses habitudes liées au tabac. Le radon ne cause pas de troubles respiratoires (ex bronchite chronique ou emphysème), d'allergies, d'asthme ou de malformations congénitales.

Une étude menée par Santé Canada dans 15 000 maisons à travers le pays a démontré qu'une (1) maison sur dix (10) au Québec présente un problème de radon. En effet, 6,9 % des maisons de Montréal, 8,8 % des maisons de la région de Québec et 12,1 % des maisons de la région de Laval qui ont été testées ont présenté un problème de radon. Il faut noter que chaque maison est unique et qu'on ne peut pas se fier aux résultats des maisons voisines ni à la moyenne du quartier. Le radon s'accumule dans les pièces les plus basses et les moins bien ventilées d'un bâtiment, peu importe que la maison soit neuve ou vieille. Généralement, c'est au sous-sol qu'on retrouve les concentrations les plus élevées.

Au Canada, le radon est la deuxième principale cause de cancers du poumon après le tabagisme (pour les fumeurs) et la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs. Les fumeurs sont encore plus concernés par le radon puisque leur risque de développer ce cancer est considérablement augmenté dû aux dommages déjà présents dans leurs poumons. On estime qu'un individu qui ne fume pas, mais qui est exposé à des concentrations élevées de radon tout au long de sa vie à une (1) chance sur 20 d'être atteint du cancer du poumon, contrairement à un fumeur qui possède une (1) chance sur trois (3). Le radon se désintègre en petites particules radioactives qui peuvent être inhalées. Lorsqu'elles se retrouvent au niveau des poumons, elles peuvent endommager les cellules pulmonaires. Ces dernières risquent de former des cancers lorsqu'elles se renouvellent, reproduisent. Les risques de cancer de poumon reliés au radon augmentent avec la concentration du radon dans l'environnement de l'individu, sa durée d'exposition ainsi que le tabagisme. Le radon ne provoque pas de troubles respiratoires, d'allergies, d'asthme ou de malformations congénitales. Il est seulement considéré comme un agent cancérogène. Au Canada, on estime que 16 % des décès reliés au cancer du poumon seraient associés à une exposition au radon.

Comment peut s'infiltrer le radon à l'intérieur de votre bâtiment? Au cours d'une année, la pression de l'air à l'intérieur de votre maison est inférieure à celle contenue dans le sol autour de la fondation. Cet écart de pression permet aux gaz présents au niveau du sol de pénétrer à l'intérieur des bâtiments par une ouverture avec le sol. Que les bâtiments soient neufs, récents ou vieux, une ouverture est possible. Le radon peut pénétrer à l'intérieur d'un bâtiment par une fissure au niveau.

de la fondation, par une brèche autour de tuyaux, par un plancher non fini au sous-sol, par un plancher en terre battue, par les puisards, les vides sanitaires, les joints, les robinets, etc. Le radon s'accumule significativement dans les pièces les plus basses et celles qui sont moins bien ventilées (ex. le sous-sol). On peut retrouver le radon dans l'eau souterraine de petits puits privés ou communautaires. Le radon qui provient du sol peut se diluer et s'accumuler dans l'eau des puits. Par la suite, lorsque l'eau est agitée pendant la prise d'une douche, pendant la lessive... le radon se retrouve dans l'air. Il est à noter que le radon est beaucoup moins nocif lorsqu'il est ingéré que lorsqu'il est inhalé. Les risques pour la santé sont vraiment reliés à l'inhalation du gaz.

La quantité de radon présent à l'intérieur d'une habitation varie selon la concentration d'uranium et de radon présents dans le sol, le climat, la ventilation des lieux, l'étanchéité et l'isolation du bâtiment et finalement selon la pression négative. Ce qu'on explique ici, c'est que lorsque la pression de l'air est moins grande à l'intérieur d'un bâtiment qu'à l'extérieur, le radon peut pénétrer plus facilement par une ouverture.

Pour connaître la quantité de radon présent dans votre bâtiment, il faut la mesurer. L'unité de mesure du radon est le Becquerel par mètre cube, un (1) Bq correspond à une (1) désintégration radioactive par seconde. Santé Canada recommande que la concentration de radon présent soit en dessous de 200 Bq/m3. Par contre, même si les risques sont faibles en bas de 200 Bq/m3, aucun niveau n'est considéré sans risque. Chaque propriétaire doit décider du niveau qu'il est prêt à accepter. Santé Canada recommande de corriger la situation dans un délai de deux (2) ans si la concentration se situe entre 200 et 600 Bq/m3 et en moins d’un (1) an si les valeurs dépassent 600 Bq/m3.

Il est à noter qu'il ne faut pas se fier aux résultats de tests effectués dans les habitations autour puisque les concentrations de radon peuvent varier d'une maison à une autre malgré qu'elles soient très rapprochées. Il est à noter qu'au Canada, les matériaux de construction comme les pierres, les briques, le béton ou le granite ne sont pas considérés comme des sources de radon. Les matériaux naturels extraits du sol comme le granite peuvent contenir de l'uranium. Cependant, en février 2010, Santé Canada a procédé à l'analyse de 33 types de granite achetés couramment au Canada et aucune ne contenait des concentrations significatives de radon.

Prélèvement. Santé Canada recommande que la prise de mesure du radon soit faite sur une période d'au moins trois (3) mois et idéalement, durant l'automne ou l'hiver, lorsque la ventilation se trouve à être réduite. Le détecteur doit être installé à l'étage le plus bas du bâtiment là où les occupants passent un minimum de quatre (4) heures par jour. Un bâtiment peut être diagnostiqué en réalisant une mesure à court terme (un minimum de 7 jours), dans une pièce ou dans une zone représentative et régulièrement fréquentée. Par la suite, et afin d'obtenir des résultats plus précis, il est conseillé d'effectuer une lecture à long terme (au minimum 3 à 4 mois) généralement au sous-sol.

Que la construction soit neuve ou vieille, il est préférable de faire vérifier la présence de radon dans l'habitation. Note : Il est conseillé de suivre les recommandations des autorités nationales concernant les méthodes de mesure, leur période et les limites de concentration nécessitant une action pour diminuer le radon. Détection à court terme - Détecteur de radon en location pour 7 jours

L’appareil de détection électronique disponible en location permet de mesurer la moyenne de concentration de radon présent dans l'air pour une période de 7 jours et il donne même une réponse à partir du jour 1. L'appareil est alimenté par des batteries ce qui évite le branchement à une prise murale. Il permet d'identifier rapidement les endroits plus à risque et peu importe le milieu, c'est-à-dire, dans une maison, un lieu de travail, une école... Il s'agit, ici, de l'appareil le plus fiable sur le marché avec un taux d'exactitude de ±5 %. Les moyennes de concentration court terme sont souvent utilisées pour identifier les effets des actions prises pour diminuer le niveau de radon (ex. : modification de la ventilation). Ces moyennes peuvent aussi être utilisées pour avoir une estimation générale, mais pertinente, des niveaux de concentration, dans le cas où il est impossible de réaliser une mesure à long terme.

Comment ça fonctionne? La détection électronique du radon est basée sur la diffusion du gaz dans une chambre de détection. Lorsque les atomes de radon se désintègrent, ils émettent des particules Alpha chargées en énergie. Ces particules sont alors identifiées par une LED (diode) photovoltaïque en silicium. Chacun de ces Alpha génère une petite impulsion électrique lorsqu'elle percute la diode. Elle est alors convertie et augmentée pour produire un signal électrique. L’amplitude maximum de ce signal électrique est numérisée par un convertisseur numérique (ADC) et cette amplitude est proportionnelle à l’énergie des particules alpha percutant la LED (diode photovoltaïque). Le microcontrôleur enregistre le temps et la force de chaque particule détectée. Cette information est utilisée afin de calculer la concentration moyenne en radon, et ce de façon hebdomadaire. Le système fonctionne à basse tension, ce qui lui permet de fonctionner pendant 3 années consécutives avant de remplacer les piles. Détection à long terme - sur une période d'au moins trois (3) mois

On retrouve dans presque tous les bâtiments du radon, l'important c'est de connaître combien il y en a. Il faut alors être en mesure de le quantifier. Dans une maison, les concentrations de radon varient d'une journée à l'autre, d'une heure à l'autre. De ce fait, la mesure la plus exacte pour déterminer la présence ou non d'un problème est de mesurer le gaz sur une période d'au moins trois (3) mois. Il est préférable de faire ces mesures au cours de l'automne ou de l'hiver et que le détecteur soit installé à l'étage le plus bas de l'habitation. L’option la plus populaire est celle où le consommateur se procurer une trousse de mesure à radon à long terme et l’installe lui-même à la maison. Les résultats obtenus après trois (3) mois peuvent représenter assez fidèlement l'exposition moyenne annuelle de radon pour laquelle est exposé l'occupant.

Interprétation des résultats

  • Santé Canada recommande que le taux de radon ne dépasse pas la limite de 200 becquerels/m3.
  • FDA américaine recommande que le taux de radon ne dépasse pas la limite de 150 becquerels/m3.
  • L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande que la moyenne annuelle de concentration du radon à
  • l'intérieur soit plus basse que 100 becquerels/m3.

Vos résultats dépassent la limite acceptable de radon émis par le Gouvernement du Canada

  • Protection individuelle
  • Dans le cas de fumeurs chroniques, il est important dans un premier lieu de cesser de fumer. Les risques de développer le cancer du poumon associé au radon en seront diminués.
  • Correction de l'habitation
  • Santé Canada recommande de corriger la situation dans un délai de deux (2) ans si la concentration se situe entre 200 et 600 Bq/m3 et en moins d’un (1) an si les valeurs dépassent 600 Bq/m3. Qu'il y ait présence de fumeurs ou non dans la résidence, des corrections devraient y être apportées.
  • Colmater les fissures au niveau de la fondation;
  • Sceller les ouvertures qui sont en contact avec le sol;
  • S'il y a présence de puisards, s'assurer qu'ils sont couverts et ventilés vers l'extérieur;
  • Améliorer la ventilation dans la maison et encore plus au sous-sol.

Si les mesures obtenues sont très élevées, les corrections mentionnées précédemment pourraient ne pas être suffisantes. Dans ce cas, il faudra faire appel à un entrepreneur qualifié en radon. Des systèmes qui permettent d'évacuer le radon présent autour des fondations peuvent être installés afin d'empêcher qu'il puisse pénétrer à l'intérieur de l'habitation. Après de tels travaux, il est préférable de mesurer à nouveau les concentrations de radon afin de s'assurer de l'efficacité des corrections apportées.

Il est important de bien choisir l'entreprise qui procédera à de tels travaux. Une liste d'entreprises certifiées est disponible sur le site du Programme national de compétence sur le radon au Canada de Santé Canada. Vous prévoyez faire construire votre maison, vous pouvez prévenir les infiltrations de radon.

Il est possible d'utiliser des techniques qui permettent de réduire au minimum l'infiltration de radon dans la maison. Les entrepreneurs peuvent procéder à ce genre d'intervention avant la construction de votre habitation, ceci réduisant les coûts si de telles procédures étaient utilisées après la construction.